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Les Musici en quatre pays

Yuli Turovsky, directeur-fondateur de l'ensemble I  Musici... (Photo: archives La Presse)

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Yuli Turovsky, directeur-fondateur de l'ensemble I Musici

Photo: archives La Presse

Claude Gingras
La Presse

Programme varié chez les Musici jeudi soir: quatre oeuvres, d'autant d'origines et d'autant de périodes. On entend d'abord une pièce commandée à Vania Angelova, compositrice montréalaise d'origine bulgare. Le titre très ambitieux de Danses païennes sur des charbons ardents semble annoncer quelque nouveau Sacre du printemps. En huit minutes, l'auteur s'en tient plutôt à des ostinatos de toutes les cordes marqués de coups de timbales. Sa pièce débute par un lourd signal de la contrebasse et des deux violoncelles et se termine sur un violent glissando. Mme Angelova est venue saluer, manifestement émue, et a reçu des fleurs.

Le pianiste Richard Raymond est l'excellent soliste du concert. Il joue tout d'abord une rareté de César Franck, une page de jeunesse parue sous le nom de Solo de piano avec accompagnement de quintette à cordes et devenue, par on ne sait quelles mains, Concerto de chambre. La pièce dure 22 minutes, ce qui est considérable pour un contenu se ramenant à beaucoup de notes au clavier et beaucoup d'emphase à l'orchestre.

 

Raymond passe ensuite à la Rapsodia sinfonica de Turina. Cette fois, pas tout à fait une rareté: il l'avait jouée en 1991 avec l'Ensemble Amati dirigé par Jacques Lacombe. Huit minutes ici encore, comme dans l'affaire des charbons, mais, comme chez Franck, le même genre de musique agréable et superficielle.

Musique qui a cependant sa place, car une oeuvre comme le Quatuor de Schubert sur Der Tod und das Mädchen («La mort et la jeune fille») constitue pour l'auditeur une expérience d'écoute fort longue (42 minutes jeudi, et sans la reprise au premier mouvement) et fort dense. Turovsky et les Musici donnaient habituellement ce Schubert dans l'arrangement de Mahler. On indique cette fois «version Turovsky». La partition du Mahler en mains, je n'ai entendu aucune différence majeure. D'ailleurs, il ne saurait y en avoir puisque ceci est un quatuor à cordes joué par un orchestre à cordes. Pour l'ensemble: une lecture intense, avec quelques légers problèmes d'intonation.

I MUSICI DE MONTRÉAL. Chef d'orchestre: Yuli Turovsky. Soliste: Richard Raymond, pianiste. Jeudi soir, Pollack Hall de l'Université McGill. Programme: Danses païennes sur des charbons ardents (2008) (création) - Angelova Concerto de chambre pour piano et cordes, op. 10 (1844) - Franck Rapsodia sinfonica pour piano et cordes, op. 66 (1931) - Turina Quatuor à cordes no 14, en ré mineur, D. 810 (Der Tod und das Mädchen) (1824-26) - Schubert, arr.: Turovsky

 




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