Avec son premier album, Antoine Corriveau faisait un coucou avant la catharsis. Voilà qu'il nous empoigne pour trois quarts d'heure, nous fout son poing sous la gueule autant qu'il nous soigne.

Publié le 16 mars 2014
CHARLES-ÉRIC BLAIS-POULIN LA PRESSE

S'il faut se risquer à la comparaison, l'auteur-compositeur niche tantôt chez les Chiens par son rock mélodique, tantôt dans la tanière de Leloup par ses textes déclamés avec flegme.

Mais Corriveau reste chef de meute, éclaireur dans la nuit noire, armé d'une voix râpeuse, d'un harmonica et d'une guitare électrique dont il nous sert une bonne dose. Inspiré par le printemps érable, le chanteur a couché sur Les ombres longues un automne misérable, une saison d'après à la fois triste et lumineuse. « Et sous les globes éteints et dans les portes ouvertes, nous serons maintenant seuls à tirer la couverte. »

À écouter : Le nouveau vocabulaire

FOLK

Antoine Corriveau

Les ombres longues

Abuzive Musik

****