Il est permis de croire qu'on retiendra Comment j'ai explosé parmi les meilleurs albums québécois francophones de 2012.

Alain Brunet LA PRESSE

D'ores et déjà, on y applaudit le travail accompli sur les couches de sons, judicieux mélange de synthés analogiques, technologies numériques, instruments électriques vigoureusement manipulés, peaux virilement martelées. La facture s'y avère plus sauvage qu'elle l'était dans Cité d'or, album précédent de Chinatown... et plutôt quelconque. Moins de retenue donc. Moins d'autocensure FM.

Dans ce bouillon frémissant, vous plongez des rimes concoctées avec soin, une langue qui aspire à la maîtrise et la reconnaissance au-delà de la frontière keb. Autour de Félix Dyotte et Pierre-Alain Faucon, on observe le jeu d'un personnel polyvalent, mature, prêt à créer un son et des textes au-delà des conventions indie admises. Et on applaudit cette excellente idée d'avoir travaillé au studio montréalais Breakglass de Jace Lasek (Besnard Lakes) qui y signe la prise de son, le tout mixé par l'Américain John Goodmanson (Los Campesinos, Dead Cab for Cutie...). Croyez-moi, le mix et la prise de son font ici une énorme différence!

À télécharger: Culpabilité

ROCK

Chinatown

Comment j'ai explosé

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Tacca Musique