Serait-ce le sommet du déclin de Maroon 5 ? Avec Jordi, le groupe mené par Adam Levine signe un album futile et monotone, au mieux. Des succès radiophoniques fades et répétitifs s’enchaînent, malgré des thèmes contemplatifs prometteurs.

Mayssa Ferah
Mayssa Ferah La Presse

Le plus récent opus est porté à bout de bras par des vedettes qui tentent de sauver les meubles, sans succès. Les talents de Megan Thee Stallion, de H.E.R., du regretté Juice WRLD, du rappeur BANTU et de la grande Stevie Nicks sont gaspillés dans les méandres des mélodies répétitives et de l’autotune.

Le seul succès senti est le remix de Memories (sorti en 2019), où Adam Levine explore le deuil après la mort subite de son impresario Jordan Jordi Feldstein, à qui l’album est dédié. On effleure maladroitement dans quelques morceaux aux arrangements pêle-mêle le confinement et le meurtre de George Floyd. Très vite, on retombe dans les phrases plaintives et les déclarations d’amour provoquées par une rupture douloureuse.

La thématique a pourtant fait les beaux jours de Maroon 5 dans Songs about Jane, l’excellent It Won’t Be Soon Before Long et Hands All Over. Mais la formule est périmée. Et si on en croit Levine lui-même, c’est assumé : « We’re not trying to do anything to make it any further », a-t-il déclaré à Apple Music.

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Jordi

Pop

Jordi

Maroon 5

Interscope Records, Universal