Kurt Elling et Danilo Perez: canevas ouvert

Kurt Elling et Danilo Perez au Monument National.... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)

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Kurt Elling et Danilo Perez au Monument National.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE

On savait l'envergure du chanteur Kurt Elling et du pianiste Danilo Perez, on n'avait aucune idée de ce que donnerait leur première expérience en tandem, présentée vendredi au Monument National.

Eux non plus, force était d'observer. « We're experimenting », a résumé Kurt Elling, sourire aux lèvres, s'adressant parfois en français au public.

Aux ivoires, les improvisations mélodico-harmoniques de Danilo Perez ont ainsi déclenché des mélodies vocales chez Kurt Elling, avec ou sans mots.

Dans le contexte de ce programme visiblement exploratoire, on a pu reconnaître des chansons originales de Kurt Elling, une évocation du grand auteur compositeur Silvio Rodriguez (afin de dénoncer la position rétrograde du gouvernement américain à l'endroit de Cuba), des récits poétiques déclamés par le chanteur sur fond pianistique, des standards de jazz interprétés en tandem, des emprunts de Broadway, un passage inspiré de Thelonious Monk et conclu sur un texte greffé à la superbe ballade Pannonica, un jazz latin assorti de pecsussion vocale menant vers Overjoyed de Stevie Wonder, et ainsi de suite.

Canevas ouvert ou programme décousu ? Les perceptions ont oscillé entre ces deux pôles. Le jazz permet l'improvisation, le risque, les rencontres impromptues, et c'est ce à quoi nous avons été conviés vendredi. Deux musiciens de talent nous ont montré ce qu'ils pouvaient imaginer en temps réel. À l'évidence, d'autres rencontres devant public de ce nouveau seront nécessaires pour sceller l'entente.

Venue aux côtés du pianiste montréalais Simon Denizart afin d'assurer la première partie du programme, la chanteuse, beatboxer et claviériste berlinoise Kid Be Kid a généré un petit wow auprès du public. Mélodies neo-soul puissamment exprimées, venues des tréfonds de son être. Qui plus est, le chant de la Berliniose était assorti d'éraillements, onomatopées et beatboxing bien sentis.

Imaginés par Simon Denizart, les prolongements harmoniques entrouvraient la porte au jazz, mais se trouvaient généralement au service d'une pop de création plutôt bien préparée, néanmoins en voie de se préciser. Tandem voix-claviers d'un tout autre type...




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