Ce que peuvent faire un demi-siècle de vie et 20 ans de métier. En tout cas pour La Grande Sophie, qui préfère la bravade au bilan sur son huitième album studio, Cet instant.

Publié le 17 sept. 2019
Charles-Éric Blais-Poulin
Charles-Éric Blais-Poulin La Presse

D’abord un piano, puis vite des toms de batterie qui dessinent des chevaux au galop vers un refrain électro-pop.

Une vie sonne la charge : « Ne soyons pas ordinaires ». Et pour faire différent, pourquoi ne pas troquer les guitares contre les claviers sur un album entier ?

La grande dame de Thionville « slamme » parfois (Tu ne me reconnais pas), rappe presque (Hier), s’abandonne souvent.

Et toujours cet instant à capturer : « on aurait pu entrer à deux au milieu dans cette carte postale », « hier, j’ai voulu rester », « tout part quelque part ».

IMAGE FOURNIE PAR POLYDOR

Cet instant, de La Grande Sophie

Mais « le temps ne nous a pas trahis », se console-t-elle sur la sublime Nous étions, emportée par des cordes cinématographiques.

Après un prenant Huis clos instrumental, La Grande Sophie nous quitte Sur la pointe des pieds, chanson a capella qui condense et résume la grâce d’une femme au sommet de son art.

★★★★

Pop/Chanson. Cet instant. La Grande Sophie. Polydor.