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Kheiron dans Libre éducation: comme une nouvelle saveur

Kheiron... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Kheiron

Photo: Robert Skinner, La Presse

En humour, découvrir un nouveau style, c'est un peu comme goûter un fruit inconnu. Au début, on est plutôt surpris sans savoir si on aime vraiment. Puis, on s'habitue au goût différent et enfin on apprécie franchement.

Le spectacle de l'humoriste français Kheiron, présenté ce mardi soir au bar Katacombes dans le cadre de Zoofest, était un vent de fraîcheur en humour. Comme un nouveau fruit rempli de saveurs.

Son style d'humour ne ressemble en rien à ce qui existe chez nous. Un mélange de jeu, d'improvisation, de charme et surtout beaucoup d'interaction avec le public.

C'est sa force: mettre le public à l'aise. En pointant un couple par exemple: «Vous là, quel est votre sujet de dispute le plus courant?» « Euh! On n'est pas ensemble!», répond la femme. «Ah ben, je sens une tension sexuelle en tout cas!»

Avant de discuter avec le public, il était entré en scène avec un rap, en faisant applaudir les spectateurs en rythme. Ambiance chaude en partant. Première parole: «C'est comme ça qu'il devait se sentir Hitler? Je comprends qu'il ait pété les plombs!»

On ne sera pas dans le politiquement correct mais Kheiron ne choquera pas une seule fois durant la soirée, même s'il tire sur tout ce qui bouge. Tout est dans le ton. Le public comprend vite qu'il ne ferait pas de mal à une mouche et qu'on est là... juste pour rire.

Il se rend compte que quelqu'un lui ressemble dans la salle. «J'ai un sosie! Je vais l'appeler "ma gueule" toute la soirée.»

Kheiron poursuit en parlant de la fée des dents «qui fait du trafic d'organes» puis, surprise, de... Guy Cloutier: «Guy Cloutier est un homme très intelligent, il a sauté une classe. Tous, un par un.» Ouep, il est renseigné le Français!

Et il continue à adapter en direct son monologue. Mentionnant le nom d'un biscuit français, il demande un équivalent au Québec. «Un Joe Louis», propose un spectateur. «Voilà, dit Kheiron, à la fin de la semaine, mon texte sera en québécois.»

Il improvise. Il éduque en riant, racontant d'où vient notre calendrier annuel en douze mois. Puis, il fait le tour des origines ethniques. «Le zouk est une relation sexuelle debout. Je connais des filles qui sont tombées enceintes en dansant le zouk!»

Une autre dans le même chapitre: «Les Noirs gagnent toutes les médailles aux JO. Sauf en aviron. Pourtant, on les a entraînés pendant 400 ans!»

Ou bien: «Les vaches en Inde, on les vénère, en Amérique on leur monte dessus, on appelle ça le rodéo, en France on leur monte dessus aussi dans certaines régions, ça s'appelle la solitude!»

Le numéro sur le prélèvement urétral en fin de show était aussi très drôle. Et il finit son spectacle comme il a commencé, bouclant la boucle en chantant et en reprenant plusieurs des thèmes évoqués pendant une heure. Ovation debout. Coup de coeur. Ne le râtez pas! Ça fait du bien la nouveauté. Dommage que son spectacle s'achève vendredi... À moins que des supplémentaires soient ajoutées.

Kheiron dans Libre éducation

Aux Katacombes

Jusqu'au 13 juillet




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