La Maison de la photo de Québec présente, jusqu’au 23 janvier dans le Vieux-Port de Québec, le Zoom Photo Festival, l’évènement photographique de Saguenay. Quelque 350 photographies documentaires, signées par 20 photojournalistes d’ici et d’ailleurs, dont des lauréats du World Press Photo, sont accrochées à l’intérieur de l’Espace 400e.

Publié le 4 janvier
Éric Clément
Éric Clément La Presse

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Le directeur général du Zoom Photo Festival, Michel Tremblay (à gauche), et le président de la Maison de la photo de Québec, Pierre Vézina, organisateurs de l’exposition. Le déploiement comprend une vingtaine de séries photographiques présentées à Saguenay en octobre dernier. Des séries sur la pollution, les mineurs d’une entreprise canadienne en Colombie, l’ambiance à Paris en ces temps de COVID-19, le travail de l’association Médecins sans frontières, le génocide vécu par les yézidis, en Irak, ou encore les conséquences des changements climatiques. « De cette exposition, on sort ému et inquiet », dit Pierre Vézina.

PHOTO JÉRÉMY LEMPIN, FOURNIE PAR ZOOM

Le 30 novembre 2020, Manon, âgée de 24 ans, atteinte d’un cancer généralisé, et son fils Ethan, 7 ans, sont enlacés au Centre de soins palliatifs de l’hôpital de Calais, en France, en présence du cheval Peyo. La série du photographe français Jérémy Lempin porte sur ce cheval particulier, surnommé Docteur Peyo, qui aime les contacts chaleureux avec des êtres humains affaiblis moralement, physiquement ou psychologiquement.

PHOTO LUIS TATO, WASHINGTON POST, FOURNIE PAR ZOOM

Le Kényan Henry Lenayasa est pris dans un nuage de criquets pèlerins à Archers Post, dans le comté de Samburu, au Kenya, en avril 2020. Des nuages de millions de ces insectes dévastent régulièrement des territoires immenses de l’Afrique de l’Est depuis plusieurs années, en partie à cause des changements climatiques.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Dans l’entrée de l’Espace 400e, la fondation Sur la pointe des pieds, qui organise des « aventures thérapeutiques » pour des jeunes atteints de cancer, expose des photographies sur ces défis qui permettent aux enfants de se changer les idées, de garder confiance et de vivre des moments forts avec d’autres jeunes ayant tout autant besoin de se ressourcer.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Le photojournaliste québécois Roger Lemoyne présente à Zoom son projet À qui, l’or de la Colombie ?, centré autour des mines d’or que la société minière canadienne Gran Colombia Gold exploite autour des villes de Marmato et Ségovia, en Colombie.

PHOTO ROGER LEMOYNE, FOURNIE PAR ZOOM

Des mineurs déchargent des sacs de minerai, à la mine de Marmato, en Colombie. Une des photographies de la série À qui, l’or de la Colombie ?, du photojournaliste Roger Lemoyne.

PHOTO CHARLES-FRÉDÉRICK OUELLET ET NICOLAS LÉVESQUE, FOURNIE PAR ZOOM

Charles-Frédéric Ouellet a réalisé un travail photographique dans la région de Chute-des-Passes, au nord du lac Saint-Jean, à la suite de l’incendie gigantesque qui a ravagé 300 km⁠2 de nature en 2020. Il a documenté la présence humaine dans cette région et entamé des recherches sur le thème de la régénération forestière. Un projet soutenu par le Centre Sagamie, Bande Son Image et des ressources locales.

PHOTO ROGER LEMOYNE, COLLABORATION SPÉCIALE

Le photojournaliste de La Presse Martin Tremblay devant son expo L’histoire cachée des minières canadiennes. Elle fait partie du segment Towntainers de l’exposition. Une réflexion sur les conséquences de l’intervention humaine sur la nature, à laquelle il participe avec les photographes Nigel Dickinson, Abir Abdullah, Nicolas Lévesque et Charles-Frédérick Ouellet. En octobre, les œuvres ont été diffusées sur des conteneurs, à Saguenay, donnant l’impression d’un camp de réfugiés. D’où le titre Towntainers.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, FOURNIE PAR ZOOM

Saint-Joseph-de-Sorel, village dominé par les cheminées d’industries lourdes, notamment celles de Rio Tinto Fer et Titane. Le photoreportage de Martin Tremblay a montré que la population vit dans la cour arrière d’un immense complexe métallurgique où, une journée sur trois, l’air a été jugé de mauvaise qualité. Ce qui fait de ce quartier l’endroit le plus pollué du Québec. Photo prise le 16 février 2015, dans le cadre d’un travail sur l’industrie minière, qui, selon le photojournaliste, se préoccupe peu de l’environnement. Martin Tremblay a parcouru, durant six ans, quatre régions minières du Québec.