La programmation printemps-été du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) comprendra une exposition consacrée à Rembrandt, une installation de la photographe Geneviève Cadieux, deux projets de la Torontoise Tau Lewis et de l’Américain Rashid Johnson, ainsi que la présentation d’une collection d’estampes. Mais quand auront lieu ces déploiements ? Le musée ne le sait pas. Tout dépendra de la pandémie, dont une accalmie est vivement espérée en Ontario…

Éric Clément Éric Clément
La Presse

Rembrandt

  • Héroïne de l’Ancien Testament, 1632-1633, Rembrandt van Rijn, huile sur toile, 109,2 cm x 94,4 cm. MBAC, Ottawa. Acheté en 1953.

    PHOTO FOURNIE PAR LE MBAC

    Héroïne de l’Ancien Testament, 1632-1633, Rembrandt van Rijn, huile sur toile, 109,2 cm x 94,4 cm. MBAC, Ottawa. Acheté en 1953.

  • Autoportrait au chapeau et aux deux chaînes, v. 1642-1643, Rembrandt van Rijn, huile sur panneau, 72 cm x 54,8 cm. Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid.

    PHOTO MUSEO NACIONAL THYSSEN-BORNEMISZA, FOURNIE PAR LE MBAC

    Autoportrait au chapeau et aux deux chaînes, v. 1642-1643, Rembrandt van Rijn, huile sur panneau, 72 cm x 54,8 cm. Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid.

  • Ceinture wampum à deux rangs, 2016-2017, Skawennati, cuir, tendon artificiel, perles de verre et vernis à ongles, 14,7 cm x 73 cm x 0,5 cm. MBAC, Ottawa.

    PHOTO FOURNIE PAR LE MBAC

    Ceinture wampum à deux rangs, 2016-2017, Skawennati, cuir, tendon artificiel, perles de verre et vernis à ongles, 14,7 cm x 73 cm x 0,5 cm. MBAC, Ottawa.

  • Smallpox [La variole], 2011, Ruth Cuthand, perles de verre, carton sans acide avec flocage de rayonne, fil de nylon et de polyester-coton, peinture à l’huile, Plexiglas et cadre en bois, 64 cm x 49 x 3 cm. MBAC, Ottawa.

    PHOTO FOURNIE PAR LE MBAC

    Smallpox [La variole], 2011, Ruth Cuthand, perles de verre, carton sans acide avec flocage de rayonne, fil de nylon et de polyester-coton, peinture à l’huile, Plexiglas et cadre en bois, 64 cm x 49 x 3 cm. MBAC, Ottawa.

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Rembrandt à Amsterdam : Créativité et concurrence sera la première grande exposition consacrée à Rembrandt (1606-1669) au Canada depuis 52 ans. Un déploiement original autour de la vie du peintre hollandais et la place qu’il occupe dans l’histoire canadienne. Les Néerlandais ont eu des relations avec des nations autochtones du Canada au XVIIsiècle. Le sujet de l’expo est donc traité sous l’angle occidental, mais aussi autochtone et même des communautés noires. Une approche qui découle de l’engagement du MBAC à « raconter l’histoire des arts visuels de manière plus complète et inclusive ». L’exposition intégrera des œuvres d’artistes contemporains autochtones et noirs du Canada, nouvellement commandées et acquises, pour contextualiser la période durant laquelle Rembrandt a vécu, notamment des œuvres de Skawennati, Kent Monkman, Moridja Kitenge Banza et Ruth Cuthand.

Geneviève Cadieux

  • Barcelone (détail), 2003-2020, Geneviève Cadieux, épreuves au jet d’encre sur vinyle (la sœur de l’artiste, Anne-Marie Cadieux, a participé au projet).

    PHOTO GENEVIÈVE CADIEUX, FOURNIE PAR LE MBAC

    Barcelone (détail), 2003-2020, Geneviève Cadieux, épreuves au jet d’encre sur vinyle (la sœur de l’artiste, Anne-Marie Cadieux, a participé au projet).

  • Geneviève Cadieux

    PHOTO BÉATRICE FLYNN, FOURNIE PAR LE MBAC

    Geneviève Cadieux

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La façade extérieure sud du musée accueillera, si tout va bien en juin, Barcelone, installation monumentale constituée de neuf images. Sous forme de bannières, l’œuvre donnera un point de vue sur l’être humain. « Barcelone rend compte de l’interaction inquiète entre deux amants manifestant une tension psychologique qu’exprime en particulier le langage corporel de la femme », explique Rosemary Thompson, vice-présidente, affaires institutionnelles et marketing, au MBAC. L’œuvre est aussi en écho avec la pandémie, la distance et le détachement qui en résulte, Barcelone contenant phonétiquement alone, soit seul en anglais.

Rashid Johnson

PHOTO AXEL DUPEUX, FOURNIE PAR LE MBAC

Rashid Johnson

Né à Chicago et établi à New York, Rashid Johnson a reçu une commande du musée dans le cadre de son programme Projets contemporains. Il placera dans l’entrée du MBAC une grande installation immersive intitulée Sans titre. Une sorte de serre avec des plantes et des objets, le tout dans un contexte qui conviera les visiteurs à des points de vue inattendus… Une œuvre qui parle de lenteur, de conscience, de plaisirs, de souci de prendre soin des choses, qu’elles soient vivantes, comme les plantes, ou non. L’installation sera accompagnée d’un espace de performance avec équipement de DJ. « Nous avons hâte d’y accueillir des spectacles en direct », explique Sasha Suda, directrice générale du MBAC.

Tau Lewis

  • Symphonie (détail), 2020-2021, Tau Lewis, tissus variés recyclés et teints à la main, cuir recyclé, ouate de coton, perles, peinture acrylique, colle PVA, crinoline en métal, tuyau, coquillages et fil de fer. MBAC. Acheté en 2021.

    PHOTO TAU LEWIS, FOURNIE PAR LE MBAC

    Symphonie (détail), 2020-2021, Tau Lewis, tissus variés recyclés et teints à la main, cuir recyclé, ouate de coton, perles, peinture acrylique, colle PVA, crinoline en métal, tuyau, coquillages et fil de fer. MBAC. Acheté en 2021.

  • Tau Lewis dans son atelier

    PHOTO FLO NGALA, FOURNIE PAR LE MBAC

    Tau Lewis dans son atelier

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D’origine jamaïcaine et établie à Brooklyn, Tau Lewis exposera Symphonie dans la Rotonde du musée. Une grande sculpture textile représentant un être non genré et présentée à la Cooper Cole Gallery de Toronto, l’an dernier. Une œuvre florale et élégante qui parle de mémoire, de traumatismes, de soin et de guérison « pour surmonter les difficultés par le biais de processus d’artisanat et de travail ».

Le cosmos des collectionneurs

  • Le grand cheval, 1505, Albrecht Dürer, gravure au burin, 16,6 cm x 11,9 cm. Collection Meakins-McClaran.

    PHOTO DENIS FARLEY, FOURNIE PAR LE MBAC

    Le grand cheval, 1505, Albrecht Dürer, gravure au burin, 16,6 cm x 11,9 cm. Collection Meakins-McClaran.

  • Rembrandt riant, 1630, Rembrandt van Rijn, eau-forte avec pointe sèche, planche : 5 cm x 4,2 cm ; feuille : 5,2 cm x 4,7 cm. Collection Meakins-McClaran.

    PHOTO DENIS FARLEY, FOURNIE PAR LE MBAC

    Rembrandt riant, 1630, Rembrandt van Rijn, eau-forte avec pointe sèche, planche : 5 cm x 4,2 cm ; feuille : 5,2 cm x 4,7 cm. Collection Meakins-McClaran.

  • Mustela canadensis, 1845-1848, John James Audubon, Iithographie avec application d’aquarelle, 65,5 cm x 54,8 cm. Collection Meakins-McClaran.

    PHOTO DENIS FARLEY, FOURNIE PAR LA MBAC

    Mustela canadensis, 1845-1848, John James Audubon, Iithographie avec application d’aquarelle, 65,5 cm x 54,8 cm. Collection Meakins-McClaran.

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Quelque 230 estampes de la collection des médecins montréalais Jonathan Meakins et Jacqueline McClaran seront exposées au MBAC. Le Musée des beaux-arts de Montréal avait présenté, en 2011, 80 estampes de la collection qu’ils ont commencée il y a une quarantaine d’années après avoir découvert les gravures de Camille Pissaro.

> (Re)lisez le texte « L’œil des médecins : cinq siècles d’estampes au MBAM »

Le visiteur pourra admirer des œuvres de grands maîtres, tels que Pieter Brueghel l’Ancien, Rembrandt, Albrecht Dürer, Alex Colville, Hendrik Goltzius, Jacob van Ruisdael, Jean-François Millet et John James Audubon.

À noter que le MBAC organisera, en juillet, des « aventures artistiques en famille » pour les enfants de 3 ans et plus, tous les jours, de 10 h 30 à 15 h.

> Consultez le site du MBAC