Les travaux préparatoires précédant la transformation du Musée d’art contemporain débuteront l’été prochain. Ils entraîneront le déplacement des activités muséales du MAC en novembre et au moins pour deux ans et demi, à Place Ville Marie.

Éric Clément Éric Clément
La Presse

Cette solution choisie par le Musée d’art contemporain va lui permettre de demeurer opérationnel pendant les travaux et de poursuivre ses activités non loin de la place des Festivals. « En investissant une partie de l’espace de la Galerie PVM (Place Ville Marie), en plein cœur du centre-ville, le MAC aura pignon sur rue et y offrira une programmation artistique, éducative et événementielle à compter de la fin de l’année 2021 », a indiqué le Musée par voie de communiqué de presse.

Place Ville Marie avait été le tout premier lieu de diffusion du Musée d’art contemporain de Montréal en 1965. Il y avait présenté sa première exposition, soit une rétrospective consacrée à l’artiste français Georges Rouault.

PHOTO FOURNIE PAR LE MAC

John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC, et Annik Desmarteau, vice-présidente, Bureaux Québec chez Ivanhoé Cambridge, tous deux sur l’Esplanade PVM

« Je suis très heureux de pouvoir nouer cette collaboration avec Place Ville Marie et Ivanhoé Cambridge, a indiqué John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du MAC, dans ce même communiqué. En plus d’être un lieu à l’architecture historique, parfaitement situé et offrant les espaces nécessaires pour nous permettre de poursuivre nos activités, il y a quelque chose de symbolique à être présent là où tout a commencé pour le MAC. C’est un retour aux sources en attendant d’amorcer la prochaine grande page de son histoire. »

ILLUSTRATION FOURNIE PAR LE MAC

La transformation architecturale du musée suivra la proposition de Saucier+Perrotte Architectes / GLCRM & Associés Architectes, sélectionnée par un jury en 2018.

Le MAC ne pourra, évidemment, pas reproduire ses énormes salles dans la Galerie PVM. Il disposera au moins d’un endroit stable, central, d’une superficie de 12 000 pi2, avec une grande galerie, une salle de projection et un atelier de création pour les services éducatifs.

« On aura aussi des bureaux dans le bâtiment du 4, Place Ville Marie, un bel édifice avec une belle façade de pierre, a ajouté John Zeppetelli, joint par La Presse en fin de journée jeudi. Elle vient juste d’être nettoyée. Donc c’est parfait. La programmation va être adaptée au lieu, avec des projets artistiques ponctuels pendant deux ans et demi. Mais avec la même ambition du MAC. Et on fera aussi des interventions dans la ville, car c’est le moment de faire de nouvelles expériences. »

Hormis La machine qui enseignait des airs aux oiseaux (qui s’achève le 25 avril), les autres expositions du MAC demeurent ouvertes jusqu’à cet été. La fermeture dépendra aussi des conditions sanitaires.

La transformation du MAC s’inscrit dans sa volonté de participer plus activement à la mise en valeur, à la diffusion et à la promotion de l’art contemporain québécois, canadien et international. « Elle permettra au musée de poursuivre son essor en augmentant les espaces consacrés à ses expositions et d’offrir un plus vaste éventail d’activités éducatives pour les petits et les grands, indique le communiqué du MAC. Avec cette transformation, le musée entend réaffirmer son rôle de leader et convaincre un public toujours plus nombreux de l’importance que revêt l’art contemporain dans l’affirmation et le développement de notre culture et de sa grande valeur au sein de notre société. »

La transformation architecturale du musée suivra la proposition de Saucier+Perrotte Architectes / GLCRM & Associés Architectes, sélectionnée par un jury en 2018. Elle se traduira par une construction contemporaine en cohérence avec la raison d’être du musée, selon le MAC. La superficie des espaces d’exposition sera doublée pour mettre davantage en valeur sa collection. Actuellement, à peine 1 % de la collection est accessible au public. La contribution de Québec à ce projet s’élève à 30 millions (sur un coût total de 57 millions). Le gouvernement du Canada et la fondation du MAC participent également au montage financier.

Infos : www.macm.org