Les ventes mondiales de téléphones mobiles n'ont progressé au troisième trimestre que de 6%, à 309 millions d'unités, contre 16% un an plus tôt, et devraient même, pour la première fois de leur histoire, diminuer en 2009, a annoncé mardi l'institut d'études spécialisé Gartner.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Alors que le marché connaît un boom ininterrompu depuis dix ans, il ne devrait progresser en 2008 que de 8%, estime l'institut, une des références dans ce domaine, qui tablait encore en août sur une croissance de 10,6%. En 2007, le marché avait bondi de 16%.

Parmi les causes de ce ralentissement, Carolina Milanesi, directrice de recherche à l'institut, cite dans un communiqué «la combinaison de ventes plus faibles que prévu au troisième trimestre, le manque de disponibilité des téléphones les plus prisés et, plus généralement, l'absence de produits attractifs».

La crise économique n'est pas étrangère, non plus, à cette situation: «il est trop tôt pour savoir pendant combien de temps le climat économique va influencer le marché des téléphones mais nous prévoyons que les conditions du marché vont rester difficiles pendant au moins le premier semestre 2009», indique-t-elle, tablant sur une «faible décroissance à un chiffre» des ventes en 2009.

Au troisième trimestre 2008, la crise a accentué la compétition entre Sony Ericsson, Motorola et LG pour la troisième place, le nippo-suédois raflant la mise avec 24,8 millions d'unités vendues (8,1% du marché).

Le finlandais Nokia reste numéro 1 avec 118 millions de téléphones (38,2%), suivi de Samsung avec 52,9 millions (17,1%).

La situation économique mondiale «a également affecté les ventes dans les marchés matures et émergents pendant ce trimestre», selon Mme Milanesi, surtout les renouvellements de mobiles.

Le marché ralentit en Europe de l'Ouest, avec 43,5 millions de téléphones vendus (-7,8%), et au Japon, avec 9,4 millions de ventes (-28%), mais continue de progresser ailleurs dans le monde.