(Londres) Le géant britannique du médicament GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé lundi que la scission et l’introduction en Bourse de son activité de soins de grande consommation, qui compte notamment les marques Sensodyne, Voltaren ou Panadol, aurait lieu en juillet prochain.

Publié le 28 février
Agence France-Presse

GSK avait annoncé la semaine dernière que cette nouvelle entité s’appellerait Haleon. Sa séparation représentera « la plus importante évolution de société qu’a connu GSK en 20 ans », a fait valoir lundi la directrice générale Emma Walmsley.

Elle donnera naissance à une « nouvelle entreprise mondiale qui sera cotée à Londres et New York », a-t-elle ajouté à l’occasion d’une présentation de la nouvelle compagnie à la presse ainsi qu’aux investisseurs potentiels.

Mme Walmsley fait depuis plusieurs mois l’objet d’attaques de deux fonds d’investissement activistes qui demandent son départ, contestent son bilan et une performance jugée médiocre de l’action depuis son arrivée à ce poste en 2017.

GSK a en outre publié début février des résultats mitigés pour 2021, le géant britannique du médicament ayant du mal à trouver de l’élan sans vaccin contre la COVID-19.

Selon sa patronne, la scission permettra de « libérer le potentiel à la fois de GSK et de Haleon ».

GSK se « focalisera uniquement sur les produits biopharmaceutiques » tandis qu’Haleon sera « un leader de la santé grand public », dont les ventes représentent « 9,5 milliards de livres » par an, a-t-elle ajouté.

GSK Consumer Healthcare, coentreprise avec Pfizer dont le britannique détient 68 % et l’américain 32 %, avait fait le mois dernier l’objet d’une tentative avortée de rachat d’Unilever à 50 milliards de livres, rejetée par le laboratoire britannique, car sous-évalué, selon lui.

GSK s’attend à ce que la nouvelle entité affiche des ventes en hausse de 4 à 6 % par an à moyen terme, en s’appuyant notamment sur un « intérêt accru (du public) pour la santé et le bien-être » ou encore sur la demande croissante « d’une population vieillissante et d’une classe moyenne émergente », selon un communiqué.

La séparation se fera par le biais d’une scission d’au moins 80 % de la participation de GSK vers ses actionnaires, qui devront approuver l’opération.