Le fondateur et actionnaire de contrôle d’Exfo, Germain Lamonde, rejette les avances de Viavi même si cette entreprise américaine offre 25 % de plus que le montant qu’il propose pour acheter l’entreprise de Québec et fermer son capital.

Richard Dufour
Richard Dufour La Presse

Viavi, un fournisseur de solutions de mesure et test de réseaux de communications dont les actions sont inscrites au NASDAQ, a divulgué mercredi une offre pour Exfo évaluée à un peu plus d’un demi-milliard de dollars, l’équivalent de 9,14 $ par action (7,50 $ US).

La semaine dernière, Germain Lamonde, avait présenté une proposition à 6 $ US par action pour fermer le capital de l’entreprise de Québec spécialisée dans l’équipement de tests pour le secteur des télécommunications.

À 7,50 $ US par action, Viavi fait valoir que son offre se situe dans le haut de la fourchette de 5,75 $ US à 7,50 $ US fixée par les experts de la TD, l’évaluateur indépendant ayant déposé une analyse dans le cadre de l’offre élaborée par Germain Lamonde.

En réaction à l’offre de Viavi, Germain Lamonde a souligné par communiqué que c’est la troisième fois depuis l’automne que l’entreprise de Scottsdale, en Arizona, fait une offre pour acquérir Exfo.

En novembre, Viavi a proposé 4,75 $ US par action, avant de bonifier son offre à 5,25 $ US le mois dernier.

Germain Lamonde révèle aussi qu’à chaque occasion, il a « clairement » indiqué au conseil d’administration d’Exfo qu’il ne considérerait aucune transaction avec Viavi et que le conseil a ainsi décidé qu’il ne valait pas le coup de discuter avec Viavi.

Germain Lamonde contrôle la destinée d’Exfo. Il détient 61 % des actions en circulation et 94 % des droits de vote.

« Tel que je l’ai mentionné à plusieurs reprises au conseil, je n’envisagerai aucune opération de changement de contrôle, comme celle proposée par Viavi. Mes actions ne sont pas à vendre », dit-il.

De deux choses l’une, précise-t-il, ma proposition de rachat à 6 $ US l’action est acceptée par les actionnaires ou Exfo poursuit ses activités en tant que société publique à la Bourse. « Je crois profondément aux perspectives d’Exfo en tant qu’entreprise autonome et je n’ai pas l’intention de modifier les opérations, incluant l’emplacement du siège social à Québec », ajoute Germain Lamonde.

L’action d’Exfo a bondi de 22 % jusqu’à 8,77 $ à Toronto durant la journée avant de se replier rapidement après la réaction de Germain Lamonde.