L’entreprise montréalaise Marché Goodfood continue de séduire les consommateurs un peu partout au pays. Elle compte désormais 306 000 clients, une hausse de 33 % en un an. Cela lui a permis d’augmenter ses revenus de 62 % au cours de l’automne, et de réduire sa perte nette.

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

À son premier trimestre clos le 30 novembre, Marché Goodfood a déclaré des revenus de 91,4 millions, ce qui se compare à 56,3 millions au cours de la même période un an plus tôt.

Les clients, plus nombreux, commandent plus souvent et la valeur moyenne de leur panier a bondi, a précisé Jonathan Ferrari, chef de la direction de Goodfood, au cours d’une conférence téléphonique avec des analystes, mercredi matin.

Les paniers plus remplis s’expliquent par le plus grand nombre de produits d’épicerie que les clients peuvent désormais se procurer en sus des boîtes de repas prêts à cuisiner.

« Nous ne cessons d’élargir notre offre, qui comprend à ce jour bien au-delà de 500 produits [de marque privée], et nous multiplions les initiatives, comme la livraison le jour même, afin d’accroître la valeur pour nos clients », a indiqué Jonathan Ferrari, chef de la direction de Goodfood.

Son objectif, a-t-il rappelé, est de constituer un catalogue de 4000 produits.

En ce qui concerne la livraison le même jour (un service appelé wow), elle n’est offerte pour le moment que dans la région de Montréal. Mais elle le sera dans quelques mois à Toronto.

Perte nette réduite

L’attrait des consommateurs pour les achats d’aliments en ligne, notamment en raison de la pandémie, se fait sentir partout au pays et dans toutes les tranches d’âges. La croissance est particulièrement forte à Toronto et Vancouver, a précisé la direction de Goodfood. Aussi a-t-elle indiqué que la nouvelle clientèle affiche des profils variés. Ainsi, des personnes âgées qui préfèrent éviter les sorties au supermarché se tournent désormais vers son offre en ligne.

« Nous sommes dans une situation exceptionnellement favorable pour profiter de l’engouement marqué à l’égard de l’épicerie en ligne et pour remplir une part croissante des paniers d’épicerie des Canadiens », a mentionné dans un communiqué le président et chef des opérations, Neil Cuggy.

Tout cela n’aura pas permis à l’entreprise montréalaise de générer un profit net. Par contre, sa perte nette a été de 2,4 millions, plutôt que 5,2 millions un an plus tôt. Par action, la perte nette s’établit à 0,04 $.

Goodfood a par ailleurs affiché un bénéfice ajusté avant intérêts, impôt et amortissements (BAIIA) de 357 000 $, ce qui se compare à une perte avant intérêts, impôt et amortissements de plus de 4 millions au cours du trimestre correspondant en 2019.

« Nous sommes très heureux d’afficher une croissance continue des marges brutes, lesquelles sont aujourd’hui parmi les meilleures dans le secteur de l’épicerie au Canada, grâce à une exécution constamment solide et aux investissements en technologie et automatisation », a déclaré Neil Cuggy.

En début d’après-midi mercredi, le titre perdait 2,6 % à la Bourse de Toronto à 13,20 $.