Les clients ont été moins nombreux ces derniers mois dans les magasins Walmart du Canada. Par contre, la COVID-19 a fait bondir la valeur moyenne du panier d’achats de 25,8 %.

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

En somme, les ventes du détaillant ont augmenté sur une base comparable de 8,5 % au pays, malgré une baisse de 13,8 % du nombre de transactions.

La demande a été particulièrement forte pour les aliments et les biens non durables (comme le papier de toilette ou les lingettes) ce qui a contrebalancé la demande plus faible pour les marchandises générales et les vêtements.

À l’échelle planétaire, les ventes de Walmart et son bénéfice ont été « considérablement affectés par l’épidémie de COVID-19 », a écrit l’entreprise dans un communiqué faisant état de ses résultats financiers du premier trimestre clos le 30 avril.

« La demande sans précédent de produits dans plusieurs catégories a conduit à de bons résultats », a-t-on ajouté. Les ventes de nourriture, de produits en papier et de produits nettoyants ont bondi « dans les faibles deux chiffres ».

Ventes en ligne : + 74 %

Globalement, les revenus ont atteint 133,7 milliards US pour le trimestre, une hausse de 8,7 %. Si l’on ne tient pas compte de l’effet des devises, l’augmentation s’établit à 9,7 %.

En ligne, le détaillant a dû composer avec une explosion de ses ventes de 74 % tandis que la BMO tablait sur une progression de 53 %.

Les ventes comparables – une donnée clé dans l’industrie de la vente au détail – ont affiché une croissance de 10 %. Tandis que le bénéfice net a crû de 5,6 % à 5,2 milliards US.

Ces résultats, supérieurs aux attentes de la BMO, ont été qualifiés de « solides » par son experte en vente au détail, Kelly Bania.

En Bourse, le titre de Walmart était à la hausse, mardi matin.