À la demande de son client Air Baltic, Airbus Canada a développé les procédures nécessaires pour convertir ses appareils en avion-cargo, avec ou sans les sièges. Air Baltic a converti un appareil et a réalisé trois vols d’approvisionnement en matériel médical entre la Chine et la Lettonie.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

« Si vous me l’aviez demandé il y a six mois, je vous aurais dit que je ne vois pas les circonstances qui feraient qu’on ferait du transport de cargo avec un A220, admet le chef de l’ingénierie d’Airbus Canada, Jean-François Parent. Mais la COVID-19 a changé beaucoup de choses… »

Au Canada et ailleurs dans le monde, on a surtout vu de plus gros modèles être convertis au cargo. « Les gros porteurs sont cloués au sol parce que les vols internationaux sont suspendus », explique M.  Parent, ce qui les rend disponibles.

En revanche, les A220 d’Air Canada et Delta volent encore tous les jours, un bon signe pour l’appareil. Celui-ci conserve néanmoins un certain attrait pour le cargo, estime M.  Parent, en raison de la combinaison de sa portée et de sa capacité à atterrir dans de plus petits aéroports.

Air Baltic, de son côté, a suspendu tous ses vols de passagers, ce qui rendait ses avions disponibles.