Le plan de relance de Québecor pour le Cirque du Soleil passe par une diminution importante du nombre de spectacles.

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Dans une éventualité où Québecor prendrait les commandes du Cirque, l’accent serait mis sur une maximisation des revenus à partir de six spectacles existants à Las Vegas - une fois qu’il sera possible de recommencer à tenir des représentations dans cette ville américaine - et quatre autres productions permanentes en Chine, au Mexique, en Allemagne, et à Orlando, en Floride.

C’est ce que le chef de la direction financière de Québecor, Hugues Simard, a confié au Globe and Mail. Le plan de relance de Québecor commencerait donc en écartant 13 spectacles de tournée présentés dans des arénas ou sous des chapiteaux et 21 productions organisées sous des marques affiliées, comme Blue Man Group, par exemple.

Québecor pense également pouvoir augmenter les revenus du Cirque en diffusant ses spectacles sur les différentes plateformes du conglomérat.

Le Cirque traine une dette d’environ un milliard et ne touche plus aucun revenu depuis que ses activités sont paralysées par la crise de la COVID-19. Les 44 spectacles en représentation dans le monde ont été arrêtés. La direction du Cirque a annoncé le 19 mars la mise à pied de 95 % de son effectif, soit 4679 employés.

En début de semaine, l’entreprise dirigée par Pierre Karl Péladeau s’est montrée disposée à injecter « plusieurs centaines de millions de dollars pour relancer les activités du Cirque et en assurer sa pérennité ».

Les principaux actionnaires du Cirque sont le fonds américain TPG Capital (55 %), le groupe chinois Fosun (25 %), et la Caisse de dépôt et placement du Québec (20 %).

Québecor a décliné les demandes de La Presse pour des entrevues avec messieurs Péladeau ou Simard.