(New York) L’assureur américain AIG a indiqué lundi que la pandémie de COVID-19 s’annonçait comme la plus grosse catastrophe à laquelle le secteur de l’assurance ait été confronté, une crise qui lui a coûté des centaines de millions de dollars au premier trimestre.

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Agence France-Presse

« La COVID-19 sera la plus grosse catastrophe en termes de pertes que l’industrie ait jamais vue », a déclaré le PDG Brian Duperreault, cité dans un communiqué.

Cette crise sanitaire, qui a forcé des milliers d’entreprises américaines à fermer avec au bout des dizaines de millions de personnes au chômage, « a créé des incertitudes importantes et il faudra du temps pour en comprendre toutes les ramifications », a ajouté le dirigeant.

Par conséquent, AIG a suspendu ses prévisions financières pour l’ensemble de l’année 2020 même si la société affirme avoir les reins solides pour traverser cette crise.

Au premier trimestre, le premier assureur américain a dû mettre de côté 419 millions de dollars, dont 272 millions pour couvrir les polices d’assurance liées à la COVID-19, notamment celles portant sur les voyages, les rémunérations d’employés et les marchés obligataires.

Les assureurs font face à des pressions sur plusieurs fronts : la possibilité d’une récession de l’économie mondiale et les risques de faillite de nombreux secteurs économiques – les compagnies aériennes, les chaînes de supermarchés – risquent d’affecter les assurances contractées en matière de crédit.

De nombreuses PME affectées par le confinement et la distanciation sociale appliqués à travers le monde pour limiter la propagation de la COVID-19 demandent à leur assureur de couvrir le manque à gagner.

En attendant une estimation des dégâts, AIG a annoncé avoir dégagé un bénéfice net de 1,74 milliard de dollars au premier trimestre, un résultat gonflé par un gain crédit d’impôt de 3,5 milliards.

Hors ce gain fiscal exceptionnel, AIG n’a gagné que 99 millions de dollars, contre 1,39 milliard lors des trois premiers mois de 2019.

Rapporté par action, référence en Amérique du Nord, le bénéfice est de 11 cents, inférieur aux 72 cents attendus en moyenne par les analystes financiers.