(Toronto) La Banque CIBC est au milieu d’une restructuration qui entraîne des pertes d’emplois et marque l’arrivée de nouveaux visages à divers postes de haut niveau, dans le but de simplifier la banque.

Tara Deschamps
La Presse canadienne

Le chef de la direction de la banque, Victor Dodig, a dévoilé ces changements mercredi, alors que son institution dévoilait ses plus récents résultats trimestriels et annonçait la nomination de cadres supérieurs, incluant Shawn Beber, qui deviendra le nouveau responsable de la gestion du risque.

Les résultats financiers comprenaient une charge de restructuration de 339 millions liée à des indemnités de départ qui ont été versées au premier trimestre, clos le 31 janvier.

« Nous ne prenons pas ces décisions à la légère, mais la restructuration nous aidera à réorienter notre structure de coûts alors que nous simplifions, réinvestissons et positionnons notre banque pour renforcer davantage nos relations avec nos clients », a affirmé M. Dodig lors d’une conférence téléphonique avec des analystes financiers.

Il a révélé, dans une note adressée au personnel fin janvier, que la banque supprimerait un nombre non précisé de postes alors qu’elle s’efforce de réduire les coûts et d’améliorer l’efficacité. Son nombre d’employés à temps plein pour le premier trimestre était de 45 083, en baisse par rapport à 45 157 le trimestre précédent, mais en hausse par rapport à 43 815 un an plus tôt.

La CIBC n’a pas précisé si toutes les réductions d’effectifs attendues avaient été effectuées ni dans quelles divisions elles avaient lieu, mais le directeur financier de la CIBC, Hratch Panossian, a estimé que cette opération était « assez large » et qu’elle « affectait tous les segments ».

Le ratio d’efficacité de la banque était de 55,5 % à la fin de l’exercice, une amélioration par rapport à 60,4 % en 2015.

M. Dodig a attribué cette amélioration à la réaffectation des ressources et à la simplification des processus de la banque, mais il souhaite qu’elle s’améliore davantage afin que la banque puisse se positionner comme un concurrent plus puissant.

« Bien que nous ayons fait des progrès constants dans le début de ce voyage, nous avons encore du travail à faire », a-t-il affirmé jeudi.

« Cela comprend également une révision de notre structure organisationnelle, la maximisation de nos capacités et la rationalisation de la prise de décision, le tout pour permettre l’exécution de notre stratégie de croissance. En même temps, nous nous engageons à requalifier et à perfectionner nos talents pour garantir à nos employés qu’ils auront la possibilité de se développer et de croître à mesure que la numérisation devient un plus grand catalyseur de notre activité bancaire. »

La Banque CIBC a dévoilé mercredi un bénéfice supérieur aux attentes, stimulé par la vigueur de ses marchés de capitaux et de ses services canadiens aux particuliers et aux petites entreprises.

La banque a en outre indiqué qu’elle verserait désormais un dividende trimestriel de 1,46 $ par action ordinaire, comparativement à 1,44 $ par action précédemment.

La CIBC a réalisé un bénéfice de 1,21 milliard, ou 2,63 $ par action, pour le trimestre clos le 31 janvier, en hausse par rapport à celui de 1,18 milliard, ou 2,60 $ par action, un an plus tôt.

La provision pour pertes sur mauvaises créances a totalisé 261 millions, en baisse par rapport à celle de 338 millions pour le premier trimestre de l’exercice précédent.

Sur une base ajustée, le bénéfice par action a atteint 3,24 $, comparativement à 3,01 $ par action pour le même trimestre un an plus tôt.

Les analystes s’attendaient en moyenne à un profit ajusté de 2,99 $ par action, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.