(Montréal) Après l’éolien au Québec la semaine dernière, Boralex poursuit ses emplettes en se tournant vers les États-Unis, où l’empreinte du producteur d’énergie renouvelable s’étendra puisqu’il deviendra l’actionnaire majoritaire de sept parcs éoliens qui se trouvent en Californie, en Alabama et en Indiana.

Julien Arsenault
La Presse Canadienne

La facture sera de 283 millions CAN, selon les modalités de l’entente annoncée lundi avec Centaurus Renewable Energy LLC et d’autres partenaires minoritaires.

« Cette transaction […] sera un tremplin à notre participation dans ces nouveaux marchés énergétiques régionaux, particulièrement celui de la Californie », a souligné dans un communiqué le président et chef de la direction de Boralex, Patrick Lemaire, qui tirera sa révérence à la fin de l’année.

Cinq des sept parcs se trouvent dans l’État le plus peuplé des États-Unis. Les deux autres sont en Alabama et en Indiana.

Jusqu’à présent, en territoire américain, la présence de Boralex se limitait à l’exploitation de cinq petites centrales hydroélectriques dans l’État de New York ainsi qu’à un projet de 180 mégawatts (MW) pour quatre parcs solaires qui a été retenu en mars dernier.

« Même si Boralex a payé environ 14 fois (la contribution annuelle estimée à son bénéfice d’exploitation ajusté), ces actifs bénéficient de contrats d’achat d’électricité à long terme avec environ 22 années à écouler », a souligné Bill Cabel, de Desjardins Marchés des capitaux, dans une note.

L’analyste a ajouté que cette prise de participation majoritaire dans le secteur solaire devrait permettre de diversifier le portefeuille de Boralex — concentré dans l’est du Canada et en France.

Selon son plus récent rapport financier trimestriel, l’éolien représentait, en date du 30 septembre dernier, près de 88 % de la puissance installée nette de 2067 MW de Boralex, par rapport à 1 % pour le secteur solaire.

Ces sept parcs solaires génèrent une puissance installée brute de 209 MWac.

Dans le cas du site situé en Alabama, l’entreprise Alabama Power dispose d’un droit de refus et peut mettre le grappin sur la participation majoritaire dans un délai de 60 jours au prix offert par Boralex. La société québécoise devrait donc patienter avant de savoir si elle pourra ou non mettre les pieds en Alabama.

Environ 75 % du prix d’acquisition sera financé par endettement, a expliqué l’entreprise. La clôture de la transaction, qui doit obtenir les approbations habituelles, est prévue d’ici la fin de l’année.

Vendredi dernier, Boralex avait accepté de verser au moins 121,5 millions à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) afin de racheter sa participation de 49 % dans trois parcs éoliens situés au Québec.

Présente dans les secteurs de l’énergie éolienne, hydroélectrique, thermique et solaire, Boralex a construit et exploite des sites au Canada, en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Elle a généré l’an dernier des revenus supérieurs à un demi-milliard de dollars.

À la Bourse de Toronto, lundi avant-midi, l’action de Boralex cotait à 3976 $, en hausse de 54 cents, ou environ 1,4 %.

Entreprise dans cette dépêche : (TSX : BLX)