(New York) La compagnie américaine United Airlines a encaissé une perte plus importante que prévu au cours du « trimestre le plus difficile financièrement » de ses 94 ans d’existence, marqué par la chute du transport aérien face à la propagation de la pandémie de COVID-19.

Agence France-Presse

Son chiffre d’affaires a plongé sur la période de 87 % à 1,42 milliard de dollars tandis que le groupe continuait à brûler environ 40 millions de dollars par jour en moyenne, détaille un communiqué diffusé mardi.  

La compagnie a en conséquence enregistré une perte nette de 1,6 milliard de dollars (1,39 md EUR). Rapportée par action et hors élément exceptionnel, la perte s’élève à 9,31 dollars, soit plus que les 9,02 dollars attendus par les analystes.  

Mais la compagnie a aussi cherché à rassurer en assurant qu’elle disposait de 15,2 milliards de dollars de trésorerie au 20 juillet, un montant qui devrait s’élever à plus de 18 milliards de dollars fin septembre.  

L’entreprise s’attend par ailleurs à ne plus dépenser que 25 millions de dollars par jour de liquidités sur l’ensemble du trimestre en cours.

« Bien que cette crise sans précédent ait été difficile pour notre équipe, nous nous attendons à ce que United ait produit moins de pertes et brûlé moins d’argent en moyenne au quotidien au deuxième trimestre que n’importe lequel de nos grands concurrents sur le réseau », a commenté le directeur général Scott Kirby, cité dans le communiqué.

La compagnie, a-t-il assuré, a rapidement modifié son programme de vols pour s’ajuster à la baisse de la demande, a négocié un énorme prêt et a décidé d’économies drastiques.  

Ces décisions « rapides et agressives » ont permis à United d’être en position d’à la fois survivre à la crise de la COVID-19 et d’être prêt à répondre à la demande des consommateurs quand elle reviendra de façon durable, a ajouté M. Kirby.  

United, qui oblige désormais tous les passagers à porter un masque, s’attend à ce que la demande reste fragile tant qu’un traitement ou un vaccin contre la COVID-19 ne sera pas « largement disponible » .

En échange d’une partie d’une enveloppe de 25 milliards de dollars versés par le gouvernement pour aider les compagnies aériennes à faire face au plongeon brutal des achats de billets d’avion, la compagnie s’est engagée à ne licencier personne avant le 30 septembre.

Mais elle a prévenu début juillet qu’elle pourrait licencier jusqu’à 36 000 salariés en octobre, soit plus d’un tiers de ses salariés.

Les autres sociétés de transport aérien du pays sont aussi dans une position difficile.  

Delta Air Lines a déjà annoncé avoir enregistré une perte nette de 5,7 milliards de dollars au deuxième trimestre. Southwest Airlines et  American Airlines doivent dévoiler leurs chiffres jeudi.