Air Canada a annoncé mardi avoir mobilisé 1,59 milliard grâce au placement d’actions et de titres de créance, une opération qui lui permet de remplir ses coffres alors que les liquidités s’épuisent depuis le début de la pandémie de COVID-19.

La Presse canadienne

Le transporteur aérien a précisé avoir vendu 35,4 millions d’actions avec droit de vote à 16,25 $ chacune, pour un produit brut de 575,6 millions.

Elle a également émis pour 1,02 milliard de billets convertibles de premier rang non garantis échéants en 2025, un montant largement supérieur à celui de son plan initial d’environ 540 millions.

Le directeur financier, Michael Rousseau, a estimé que le produit du financement contribuait à rétablir la vigueur des liquidités d’Air Canada après que les mesures de confinement et les fermetures de frontières ont entraîné « l’effondrement de la demande et la réduction considérable des liquidités ».

Il a ajouté que la réaction positive des marchés publics témoignait de la « force de notre entreprise », même si elle a enregistré une perte de plus de 1 milliard au premier trimestre.

Air Canada a précisé que les preneurs fermes avaient exercé leur option de surallocation, ce qui leur a permis d’acheter 15 % de plus que les actions proposées, et que les premiers acheteurs des billets convertibles avaient aussi exercé leur option qui leur permettait d’acheter 15 % de titres supplémentaires.

Le transporteur a indiqué qu’il affecterait le produit net des placements à son fonds de roulement et à ses besoins généraux.

L’analyste de la Banque Nationale, Cameron Doerksen, calcule que la société brûle environ 20 millions par jour — 620 millions par mois — au deuxième trimestre, car la majeure partie de la flotte reste clouée au sol tandis que les coûts fixes, tels que ceux liés à la location d’avions, persistent.

Selon l’analyste Walter Spracklin, de RBC Dominion valeurs mobilières, les liquidités d’Air Canada s’élèvent maintenant à environ 9,7 milliards, ce qui donnera à Air Canada « beaucoup plus d’endurance » pendant une récession, avec un retour à l’équilibre financier prévu en 2022.