(New York) Le géant mondial de la restauration rapide McDonald’s affichait une excellente santé avant la pandémie de COVID-19, qui l’a forcé à fermer une partie de ses restaurants ou à opérer au ralenti, selon les chiffres du premier trimestre publiés jeudi.

Agence France-Presse

L’action du groupe était en très léger recul avant l’ouverture du marché après avoir annoncé un bénéfice par action de 1,47 dollar, 10 cents en dessous des attentes de Wall Street mais un chiffre d’affaires meilleur que prévu à 4,17 milliards de dollars.  

C’est une baisse de 5 % par rapport à la même période de 2019 en éliminant les fluctuations de change.

« Après notre belle performance en 2019, McDonald’s a entamé 2020 sur un rythme exceptionnel au niveau mondial et nos ventes pour janvier et février démontrent cette tendance », a souligné le directeur général Chris Kempczinski.

La pandémie, qui a poussé de très nombreux gouvernements à prendre des mesures de confinement et de protection de la population a particulièrement frappé la restauration.

« McDonald’s a traversé bien des épreuves depuis 65 ans et je suis convaincu que les mesures que nous prenons vont nous permettre de sortir de cette crise dans une position de force en termes de compétitivité », a affirmé le directeur général.

Pour autant le groupe avait prévenu début avril qu’il renonçait à faire des prévisions précises sur sa performance pour l’ensemble de l’exercice.

Aux États-Unis, le plus grand marché de McDo, 99 % des restaurants sont ouverts mais fonctionnent uniquement en mode livraison à domicile, vente à emporter et drive-thru.

Cette proportion tombe à 45 % pour le segment de restaurants qui se trouvent en Europe, Russie ou encore Canada et Australie.

En revanche, la marque à l’arche dorée note que 99 % des restaurants en Chine, où a démarré la pandémie à la fin 2019, sont à nouveau ouverts mais remarque aussi que les clients tardent à reprendre leurs habitudes d’avant la crise.

L’impact de l’épidémie est frappant sur les ventes de McDo. Elles augmentaient de 7,2 % sur les deux mois de janvier et février avant que le nouveau coronavirus ne se répande un peu partout dans le monde.