(Calgary) Husky Energy a réduit son dividende mercredi, alors qu’elle affichait une perte de 1,7 milliard pour son premier trimestre attribuable à des charges de dépréciation liées au plongeon du cours du pétrole brut, dans la foulée de la pandémie.

La Presse canadienne

La société versera désormais un dividende trimestriel de 1,25 cent par action, en baisse par rapport à celui de 12,5 cents par action allongé précédemment.

Husky a précisé que sa perte par action atteignait 1,71 $ pour le trimestre clos le 31 mars, ce qui se comparait à un bénéfice de 328 millions, ou 32 cents par action, pour la même période l’an dernier.

La perte comprenait une charge de dépréciation d’actif hors trésorerie de 1,1 milliard, principalement liée aux actifs nord-américains en amont, attribuable à de plus faibles hypothèses pour le prix du pétrole brut.

Les fonds tirés des activités ont totalisé 25 millions au cours du trimestre, soit 2 cents par action, alors qu’ils avaient été de 959 millions, ou 95 cents par action, pendant les trois premiers mois de 2019.

Le chef de la direction de Husky, Rob Peabody, a expliqué que la société avait été heurtée par d’importants vents contraires au chapitre des prix, lesquels ont été amplifiés par des évènements géopolitiques, par la COVID-19 et par l’écrasement mondial de la demande pour les produits du pétrole associé à la pandémie.

« Nous avons agi rapidement pour réduire nos dépenses en immobilisations planifiées de moitié, pour fermer de façon sécuritaire la production et pour réduire l’activité de raffinage, afin d’éviter d’avoir des marges négatives, tout en considérant que les prix mondiaux du pétrole et des produits raffinés pourraient rester sous pression pour un bon moment », a expliqué M. Peabody.

« Ces réductions en immobilisations et les mesures additionnelles d’efficacité des coûts nous offrent davantage de résilience alors que nous gérons la traversée de ce cycle sans précédent du marché. »