(New York) Le laboratoire pharmaceutique américain Pfizer a réaffirmé mardi ses objectifs financiers annuels et a exclu toute pénurie de médicaments malgré la pandémie de coronavirus affectant les usines à travers le monde.

Agence France-Presse

L’entreprise prévoit toujours de réaliser des ventes comprises entre 48,5 et 50,5 milliards de dollars en 2020 pour un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 2,82 à 2,92 dollars.

Lors du premier trimestre, Pfizer a dégagé un bénéfice net de 3,4 milliards de dollars, certes en baisse de 12,4 % sur un an, mais rapporté par action et ajusté des éléments exceptionnels, il est de 0,80 dollar contre 0,73 dollar anticipé.

« À ce jour, Pfizer n’a pas encore observé de perturbation significative dans sa chaîne d’approvisionnement et sur tous ses sites de production (de médicaments) à travers le monde. Ceux-ci continuent de fonctionner quasiment à leurs rythme et niveau habituels », assure le numéro 1 américain de la pharmacie.

Pfizer assure être parvenu à juguler tout problème lié à la distribution de ses médicaments survenu depuis l’émergence de la COVID-19, en Chine en décembre.

La société, qui a mis en place de nouveaux moyens de transport pour acheminer ses traitements, « continue de surveiller les différentes mesures prises par les gouvernements dans leur lutte (contre la COVID-19) susceptibles de perturber l’approvisionnement ».

Outre la production des médicaments vendus actuellement, Pfizer continue de travailler à la mise au point d’un vaccin contre la COVID-19.

En Allemagne, l’autorité fédérale chargée de la certification des vaccins vient de donner son feu vert à des essais cliniques sur des humains menés par le laboratoire allemand BioNTech en lien avec Pfizer.

Ces essais, les cinquièmes réalisés sur l’homme dans le monde, selon l’Institut Paul Ehrlich (IPE), constituent une « étape importante » pour rendre un vaccin « disponible dès que possible ».  

En attendant, Pfizer reste confronté à l’érosion des ventes des médicaments non brevetés qui subissent la concurrence des génériques. Le déclin a été de 37 % au premier trimestre à 2 milliards de dollars.

Le laboratoire a reçu, la semaine dernière, un feu vert sous condition de l’Union européenne pour fusionner Upjohn, sa division de médicaments non brevetés, au groupe Mylan pour créer un géant mondial dans le secteur des traitements à moindre coût.

Les recettes générées par les médicaments brevetés, les traitements contre les cancers et l’immunothérapie ont augmenté pour leur part de 10,6 % à 10 milliards de dollars au premier trimestre.

Cette croissance a été tirée par Ibrance, un traitement contre le cancer du sein.