Deux importants clients de l’A220 d’Airbus, Air Baltic et JetBlue, ont confirmé séparément mardi qu’ils n’avaient pas l’intention de reporter la livraison de leurs appareils.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

Alors que de nombreuses autres commandes auprès d’Airbus ou de Boeing font l’objet de reports, de renégociations ou d’annulation, celles d’Air Baltic et JetBlue semblent bien en selle.

Le président et chef de la direction d’Air Baltic, Martin Gauss, a indiqué dans une entrevue à Bloomberg qu’il attendait encore avec impatience les 28 derniers appareils A220-300 inscrits à sa commande. Il espère même que les circonstances lui permettront d’accélérer leur livraison, qui doit normalement s’échelonner jusqu’à 2025.

Quatre d’entre eux devaient lui être acheminés d’ici la fin de 2020, selon Bloomberg, mais les plans pourraient changer en raison du ralentissement de la production occasionné par la fermeture déclarée par Québec.

Air Baltic dispose déjà de 22 A220-300 et a déjà maintes fois fait connaître son intention de ne compter ultimement que sur ce seul modèle au sein de sa flotte. Elle avait toutefois inquiété il y a quelques semaines en laissant savoir qu’elle n’utiliserait que 5 de ces appareils au moment où elle reprendra ses activités.

C’est l’usine d’Airbus à Mirabel qui est chargée de l’assemblage des avions d’Air Baltic. Ce ne sera pas le cas des avions commandés par l’Américaine JetBlue, qui seront assemblés à Mobile, en Alabama.

Le président et chef de la direction de JetBlue, Robin Hayes, a confirmé lors d’une entrevue à CNBC que son entreprise n’avait pas l’intention de reporter la livraison du premier de ses 60 appareils, prévue plus tard cette année.

« Heureusement, après cela il n’y en a que quelques-uns l’an prochain et le gros de la commande arrive dans deux ans, donc ça nous donne du temps », a expliqué M. Hayes, avant d’ajouter que « nous sommes impatients d’obtenir cet avion et de l’utiliser pour remplacer nos E190 [d’Embraer]. »