(San Francisco) Amazon veut recruter 75 000 personnes aux États-Unis, en plus des 100 000 nouvelles recrues du mois dernier, et devrait de nouveau autoriser les tiers à vendre certains produits non essentiels, pour faire face à l’afflux des commandes en ligne depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Agence France-Presse

« Nous continuons à voir la demande augmenter […] et nous allons créer 75 000 emplois supplémentaires pour aider à servir nos clients pendant cette période sans précédent », indique Amazon dans un communiqué publié lundi.

Le géant du cybercommerce, qui peine à répondre à la demande des nombreux internautes confinés chez eux et voit ses délais de livraison allonger, a besoin de nouveaux salariés dans ses entrepôts et centres logistiques, ainsi que de nouveaux livreurs.

D’autant plus que le groupe s’apprête à réautoriser les produits moins essentiels. Il y a près d’un mois, Amazon avait en effet décidé de donner la priorité aux équipements médicaux, aux protections sanitaires et aux produits de première nécessité.

« Plus tard cette semaine nous autoriserons plus de produits dans nos centres logistiques », a déclaré un porte-parole de la société à l’AFP.

« Les quantités seront limitées afin de continuer à privilégier certains produits et protéger nos employés, tout en permettant à la plupart de nos partenaires d’utiliser nos entrepôts ».

La double annonce intervient alors que des millions de personnes ont perdu leur emploi à cause des mesures de confinement.

Le chômage a explosé aux États-Unis. Ces trois dernières semaines, près de 17 millions de personnes ont rempli un dossier de demandes d’allocations chômage.

« Nous savons que de nombreuses personnes ont été économiquement touchées par les suppressions d’emplois ou les mises au chômage dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme », précise Amazon dans son communiqué.  

« Nous invitons toute personne sans emploi à nous rejoindre jusqu’à ce que la situation revienne à la normale et que leur ancien employeur puisse les réembaucher ».

Amazon, qui employait près de 800 000 personnes au début de l’année dans le monde entier avant de gonfler ses effectifs pour répondre à la flambée de la demande, veut aussi consacrer 150 millions de dollars supplémentaires à l’augmentation des salaires de ses employés pendant la crise, en plus des 350 millions déjà annoncés mi-mars.

Le groupe de Jeff Bezos a fait face à plusieurs mouvements de contestation ces dernières semaines, des salariés l’accusant de ne pas en faire assez pour les protéger face au virus.

L’entreprise a affirmé avoir renforcé ses moyens pour renforcer les règles sanitaires, en commençant notamment à mesurer la température de ses employés et en leur fournissant des masques.

Comme Amazon, plusieurs grands groupes de distribution sont engagés dans des campagnes massives de recrutements, à l’instar des supermarchés Walmart (+150 000 postes) ou de la plateforme de livraisons Instacart (+300 000 postes).