Les travailleurs responsables de l’avitaillement des aéronefs aux aéroports de Montréal déclencheront la grève le mardi 31 décembre, à défaut d’en arriver à une entente avec leur employeur, Swissport Fueling Services.

Jean-Thomas Léveillé Jean-Thomas Léveillé
La Presse

Les négociations reprennent d’ailleurs samedi après-midi, au centre-ville de Montréal, sous la supervision d’un médiateur gouvernemental.

L’avis de grève, qui doit être donné au moins 72 heures d’avance, a été transmis en avant-midi à l’employeur par leur syndicat, l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA), au lendemain du rejet de l’entente de principe conclue avant Noël.

La proposition de Swissport, qui incluait selon l’entreprise « des améliorations importantes au niveau salarial et des conditions de travail », a été rejetée dans une proportion de 90 %, vendredi soir.

Ces travailleurs, au nombre d’une centaine, sont ravitailleurs d’avions, répartiteurs, mécaniciens et responsables de l’entretien des installations de stockage de carburant aux aéroports de Dorval et de Mirabel.

« Ils veulent que leurs conditions de travail reflètent le niveau de responsabilité et les risques auxquels ils sont exposés jour après jour ; ils veulent pouvoir faire leur travail de façon sécuritaire, avoir un revenu décent, une sécurité d’emploi et le respect de leur employeur », a déclaré dans un communiqué le président général du district 140 de l’AIMTA, Peter Tsoukalas.

« En ce moment, ils sont convaincus que le seul moyen de l’obtenir, c’est par un débrayage », a-t-il ajouté.

La convention collective est échue depuis le mois d’août dernier ; les négociations avaient commencé préalablement, en mai.

Vols maintenus

Swissport assure que son plan de contingence lui permettra de maintenir la totalité des services d’avitaillement aux deux aéroports montréalais, en cas de grève de ses employés.

Aéroports de Montréal (ADM) affirme d’ailleurs qu’une grève n’aurait « pas de conséquence sur [ses] activités », a déclaré à La Presse sa porte-parole, Marie-Claude Desgagnés.

Tout au plus, un débrayage pourrait causer un certain ralentissement, mais les vols seront maintenus, prévoit ADM, qui rappelle qu’« il est toujours conseillé de valider l’état d’un vol avant de se rendre à l’aéroport ».

Si le 1er janvier est une journée plutôt calme pour Aéroports de Montréal, l’achalandage sera plus élevé dans les jours qui suivront, avec une moyenne quotidienne de 55 000 passagers à Montréal-Trudeau durant la période des Fêtes.