Après avoir accueilli boutiques de vêtements, restaurants, hôtels et bars, le Quartier DIX30 accueille maintenant un marché biologique et local.

Thomas Dufour
La Presse

Tous les jeudis à partir du 8 août, trois maraîchers s’installeront à l’Esplanade pour vendre fruits, légumes, fromages et pains, entre autres.

L’initiative vient de l’OBNL Le marché bio-local, qui se spécialise dans la distribution de produits biologiques, cultivés à moins de 150 kilomètres de leur point de vente. « On est le seul marché au Québec à avoir uniquement des producteurs bios certifiés et locaux », affirme Geneviève Cousineau, présidente du Marché bio-local.

Fondée en septembre 2018, l’organisation est présente à Candiac et dans L’Île-des-Sœurs depuis le mois de mai. Le DIX30 deviendra le troisième lieu de distribution.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Geneviève Cousineau, présidente et fondatrice du Marché bio-local

« Je pensais ouvrir un seul marché cette année », confie Mme Cousineau. La forte demande pour les produits biologiques a propulsé les ventes, selon elle.

« C’est un plaisir de les accueillir, dit Véronique Desnoyers, directrice de la location spécialisée au DIX30. Le bio, c’est la tendance, et la Montérégie a un beau bassin de producteurs. »

Le marché sera présent huit semaines cette année et peut-être de retour en 2020.

Cultiver bio

Yan Gordon est l’un des trois maraîchers qui proposeront leurs produits au DIX30. Le producteur cultive des légumes bios depuis 2005 à sa ferme de Sutton.

Il a vu la popularité des produits biologiques exploser au fil des années. « Au début, les gens disaient : “Moi, je me fous que ce soit bio.” Maintenant, on n’entend plus ça. »

Le cultivateur confie s’être tourné vers le biologique après des études en agronomie à l’Université McGill.

« Quand tu vois tous les pesticides qu’ils mettent dans les légumes, tu n’as plus le choix d’aller vers le bio. »

Yan Gordon

Yan Gordon s’assurera de pouvoir nourrir « 200 familles » avec les légumes qu’il vendra à Brossard. « C’est certain qu’il y a une clientèle pour ça au DIX30 », dit-il.

Pour être membres du Marché bio-local, les producteurs doivent obtenir la certification biologique auprès d’organismes reconnus.

Le marché fonctionne grâce au soutien de partenaires publics comme les villes, les municipalités régionales de comté et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. « On a besoin de leur soutien, explique Geneviève Cousineau. C’est comme ça que le marché va pouvoir être viable. »

L’OBNL fait actuellement affaire avec une dizaine de producteurs au Québec.