Au tour de Metro de prendre des mesures additionnelles pour réduire le gaspillage alimentaire. L’épicier québécois teste actuellement dans 20 magasins la pose d’autocollants annonçant 30 % de rabais sur les aliments qui commencent à perdre de la fraîcheur ou dont la date de péremption approche.

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

Le « nouveau programme » permettra aussi aux clients de réduire leur facture d’épicerie, fait valoir Metro. Les autocollants seront apposés dans tous les rayons, des fruits et légumes aux viandes, en passant par les produits laitiers, notamment.

L’idée n’est pas sans rappeler celle de Loblaw (Provigo et Maxi, au Québec), qui utilise des autocollants triangulaires roses depuis au moins 15 ans. La chaîne n’a pas été en mesure de retrouver l’année de lancement de cette initiative, mais le siège social a retracé des « courriels datant de 2004 » à sujet. 

« Le programme que l’on retrouve présentement en magasin, beaucoup plus structuré, existe depuis octobre 2007. [Mais] nous avons toujours eu des programmes similaires, plus ou moins structurés et parfois laissés à la discrétion des directeurs de magasin », relate la porte-parole Johanne Héroux.

APPLICATIONS ANTI-GASPILLAGE

Pour réduire le gaspillage alimentaire, Loblaw s’est également associée, en février dernier, à l’entreprise ontarienne Flashfood. Cette dernière permet aux clients, au moyen d’une application mobile, d’acheter des aliments dont la date de péremption approche. Que ce soit chez Provigo ou Maxi, les rabais sont généralement de 50 %.

En juin, IGA a pour sa part annoncé un partenariat avec FoodHero (PME créée par le Québécois Jonathan Defoy) pour lancer une application du même type que celle de Flashfood. « Sobeys, la société mère d’IGA, s’est donné comme objectif de réduire le gaspillage alimentaire en magasin de 50 % d’ici 2025 », avait alors déclaré dans un communiqué Carl Pichette, vice-président marketing de Sobeys.

LES ENGAGEMENTS DE METRO

Chez Metro, « les produits invendus malgré le rabais suivront ensuite la même voie [qu’avant] : ils seront remis aux banques alimentaires […] ou seront déposés à la récupération des matières organiques », nous a écrit la porte-parole Geneviève Grégoire, rappelant que les efforts de Metro en matière de réduction des pertes et du gaspillage « ne sont pas nouveaux ».

« Dès 2016 », l’épicier « s’engageait à viser le Zéro Déchet à l’enfouissement pour ses magasins du Québec et de l’Ontario participant aux programmes de récupération ». De plus, l’entreprise s’est engagée en janvier dernier à « diminuer de 50 % le gaspillage alimentaire relié à ses opérations d’ici 2025 par rapport à 2016 ».