La SQDC a annoncé sur sa page Facebook en milieu de journée qu’elle modifiait ses prix afin « d’ajuster (son) offre à la réalité du marché ». Une nouvelle qui a suscité de nombreux commentaires, principalement négatifs.

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

Le prix moyen du gramme de fleur séchée – actuellement de 7,76 $ – augmente de 5 % (ou 40 ¢). Le changement est entré en vigueur aujourd’hui.

Par ailleurs, le prix des 12 produits coûtant moins de 6 $ demeure inchangé « afin d’avoir une gamme de produits concurrentiels avec le marché noir ». Et six huiles ont subi une baisse de prix, a précisé à La Presse le porte-parole Fabrice Giguère.

Deux heures après sa publication, l’annonce avait déjà suscité près de 350 commentaires. Plusieurs internautes ne comprenaient pas la décision d’augmenter des prix dans le contexte où la SQDC souhaite ravir des parts de marché au commerce illégal.

« Concurrencer le marché noir en montant le prix. Vous fonctionnez à l’envers ! En fait, avec cette décision, vous ENCOURAGEZ le marché illégal. C’est honteux et triste de devoir vous l’expliquer », a écrit un internaute.

« Et vous compter concurrencer le marché noir avec ça ?, a demandé un autre. Faites vos devoirs SVP, avec un minimum de recherche on peut facilement avoir un once à 130 $ (et parfois moins cher) … 4,63 $/gr (sic). »

Certains prix augmentent parce que depuis la publication de données par Statistique Canada « on a un portrait de la réalité du marché et on veut s’y coller », a expliqué Fabrice Giguère. Cette nouvelle « visibilité sur le prix moyen payé au Canada » justifie la hausse de prix, a-t-il ajouté, car la SQDC ne veut pas « banaliser » le cannabis.

« C’est une hausse qui vient de la SQDC, pas des fournisseurs », a mentionné le porte-parole.

Dans son message sur le réseau social, la SQDC fait valoir qu’elle demeure le commerce légal de cannabis « offrant le prix moyen le plus bas au Canada. »

« “La réalité du marché “…  La réalité, c’est qu’il faudrait que vous reveniez sur terre. Votre compétiteur au Québec, c’est le marché noir. Pas le reste du Canada », a réagi un internaute.