Bank of America a annoncé lundi des résultats meilleurs que prévu au deuxième trimestre, profitant notamment d'une septième hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale (Fed) répercutée aux ménages et d'une faible ardoise fiscale.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le bénéfice net a bondi de 36,3% à 6,47 milliards de dollars, ce qui s'est traduit par un bénéfice par action ajusté, référence en Amérique du Nord, de 63 cents contre 57 cents attendus en moyenne par les analystes financiers.

Malgré sa baisse de 1%, le chiffre d'affaires de 22,61 milliards de dollars est également supérieur aux 22,27 milliards escomptés. Au deuxième trimestre 2017, les revenus avaient été gonflés par un gain de cession de 793 millions de dollars, rappelle l'établissement.

La solidité de la croissance américaine couplée à une hausse de taux de la Fed lors du deuxième trimestre ont été particulièrement bénéfiques pour Bank of America.

La première a incité les ménages à s'endetter, les crédits qui leur ont été accordés ayant augmenté de 7% et les dépôts bancaires de 5%.

La seconde a permis à Bank of America d'augmenter les taux auxquels elle prête de l'argent, ce qui lui a permis d'améliorer ses marges bénéficiaires de 6%.

Par ailleurs, les coûts ont diminué de 5% sur un an et Bank of America a payé beaucoup moins d'impôts, conséquence de la réforme fiscale abaissant nettement le taux d'imposition des entreprises. Son ardoise fiscale a diminué de 43,2% en un an.

Seul hic, les provisions pour de possibles défaillances des ménages ont augmenté de 13,9%.

À Wall Street, le titre gagnait 0,67% à 28,74 dollars vers 7h25 dans les échanges électroniques de pré-séance. Il a perdu 3,3% depuis le début de l'année et est à la traîne comparé aux autres titres du secteur bancaire.