Netflix s'attend à gagner moins d'abonnés au 2e trimestre

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Les revenus de Netflix se sont établis à 1,96 milliard de dollars US pour le trimestre, alors que les analystes misaient sur un chiffre d'affaires légèrement plus élevé, soit 1,97 milliard US.

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Agence France-Presse
San Francisco

Le service américain Netflix, figure de proue de la vidéo en ligne en streaming, a encore augmenté ses revenus et ses abonnés sur les trois premiers mois de l'année, mais ses prévisions lundi ont inquiété quant à la poursuite de sa croissance.

L'action Netflix chutait de plus de 8% vers 00H00 GMT dans les échanges électroniques d'après-clôture à la Bourse de New York.

Le groupe a gagné 6,74 millions d'abonnés au premier trimestre, un record. Cela porte le total à 81,5 millions, dont 42% à l'international où le service met actuellement les bouchées doubles.

Netflix avait annoncé début janvier son lancement simultané dans 130 nouveaux pays. Ajouté à la cinquantaine où il était déjà présent, cela lui permet d'être désormais présent presque partout dans le monde. Une des exceptions notables est la Chine, où il se contente d'indiquer lundi qu'il poursuit ses discussions.

Au deuxième trimestre en revanche, Netflix n'espère gagner que 2,5 millions d'utilisateurs, dont 2 millions à l'international, un coup de frein jugé décevant.

Concurrence

Le groupe a invoqué des comparaisons difficiles à l'international, où il avait profité l'an dernier de son arrivée sur deux gros marchés anglophones, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

«Les investisseurs vont probablement s'inquiéter et se demander s'il y a quelque chose au-delà des comparaisons difficiles qui cause ceci», ont prévenu dans une note les analystes de Sterne Agee CRT.

Quant aux États-Unis, Netflix s'apprête à y appliquer à ses plus anciens abonnés des augmentations de prix qui ne concernaient jusqu'ici que les nouveaux utilisateurs. Même s'il assure que cela n'aura qu'un «impact modeste», Amazon vient de mettre «un peu de pression supplémentaire» pour qu'il gère bien ces augmentations, soulignent les analystes de RBC dans une note: le géant de la distribution en ligne vient en effet de modifier la tarification de son propre service de vidéo en streaming.

En plus de l'abonnement annuel actuel, qui recouvrait aussi d'autres contenus numériques et le coût des livraisons des commandes réalisées dans les boutiques d'Amazon, Prime Video est désormais également proposé aux États-Unis de manière indépendante et sans engagement de durée, avec un prix mensuel que RBC juge «compétitif».

Interrogé lors d'une téléconférence explicative suivant la publication des résultats, le patron de Netflix, Reed Hastings, s'est contenté de relever le nombre important de concurrents existants. «Nous voyons beaucoup de croissance sur le marché de la télévision en ligne en général» et «c'est naturel que tout le monde vienne, parce qu'ils réalisent que l'avenir, c'est la télévision par internet».

Il a souligné que Netflix donnait la priorité à des contenus qu'il pouvait proposer dans le monde entier, et notamment ses productions originales, ce qui le différenciait de nombreux acteurs du secteur concentrés sur un marché national. Sa première production française, la série politique «Marseille» avec Gérard Depardieu, aura ainsi une sortie mondiale le 5 mai.

Pas de direct

Ted Sarandos, responsable des contenus chez Netflix, a assuré par ailleurs n'avoir pas l'intention de se lancer sur le créneau de la vidéo en direct sur internet, qui suscite actuellement beaucoup d'appétits notamment pour des retransmissions sportives.

Netflix va en revanche faire du «presque en direct» avec un nouveau talk-show, «Chelsea», qui sera lancé au deuxième trimestre et pour lequel il rompra avec son habitude de mettre tous les épisodes d'une nouvelle production en ligne en même temps: une émission sera mise en ligne trois jours par semaine, quelques heures après son enregistrement.

En termes financiers, Netflix a vu au premier trimestre son bénéfice net grimper de 17% à 28 millions de dollars, et son chiffre d'affaires de 24% à 1,96 milliard de dollars. Et son bénéfice par action, la référence pour Wall Street, a atteint 6 cents, soit le double de la prévision moyenne des analystes.

Là encore toutefois, les prévisions pour le trimestre en cours s'avèrent décevantes: Netflix s'attend notamment à un chiffre d'affaires stable comparé au trimestre écoulé, quand les analystes espéraient jusqu'ici le voir grimper au-dessus de la barre des 2 milliards de dollars.




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