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Un solide trimestre pour Bayer

Le siège social de Bayer à Berlin.... (Photo archives Agence France-Presse)

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Le siège social de Bayer à Berlin.

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Estelle PEARD
La Presse Canadienne
FRANCFORT

Le groupe allemand Bayer (BAYRY), objet de spéculations dans un secteur pharmaceutique en pleine ébullition, a dévoilé lundi des résultats du premier trimestre très solides et supérieurs aux attentes, soutenus -une fois n'est pas coutume- par toutes ses divisions.

Le groupe allemand Bayer, objet de spéculations dans un secteur pharmaceutique en pleine ébullition, a dévoilé lundi des résultats du premier trimestre très solides et supérieurs aux attentes, soutenus -une fois n'est pas coutume- par toutes ses divisions.

Entre janvier et mars, le groupe rhénan de chimie-pharmacie a dégagé un bénéfice net de 1,42 milliard d'euros, en hausse de 23% sur un an. Les analystes escomptaient une progression bien plus modeste, de 7%. Son chiffre d'affaires a crû de 2,8% à 10,6 milliards d'euros, pour un bénéfice d'exploitation Ebit en hausse de 18% à près de 2,1 milliards d'euros.

«Nous sommes confiants pour notre activité cette année», a déclaré son patron Marijn Dekkers, cité dans un communiqué.

Malgré des effets de change négatifs plus importants entre janvier et mars qu'au trimestre précédent, Bayer table toujours sur un chiffre d'affaires annuel compris entre 41 et 42 milliards d'euros environ, soit une progression d'environ 2% sur un an, et sur une hausse de son résultat brut d'exploitation (EBITDA) avant exceptionnels inférieure ou égale à 5%.

Ces prévisions prennent en compte l'impact de l'euro fort, estimé par l'entreprise à quelque 450 millions d'euros sur l'année.

La performance du groupe de Leverkusen (ouest) au premier trimestre s'ancre dans le dynamisme continu de ses divisions de santé et d'agrochimie et dans l'amélioration observée dans sa division de plastiques MaterialScience.

Cette dernière avait souffert en 2013 de la baisse des prix, dans un marché victime de surcapacités. Au premier trimestre de l'exercice en cours, elle a enregistré une hausse des recettes (+1%) et un bond de l'EBITDA avant exceptionnels de 79%, sous l'effet d'une hausse des volumes écoulés et de la baisse du prix des matières premières.

-Des envies d'acquisition- Cette embellie était saluée par les analystes, à l'instar de Marietta Miemietz de la banque Equinet, qui soulignait cependant qu'il «est trop tôt pour y voir une tendance de long terme alors que les prix de vente restent sous pression».

La branche pharmaceutique de Bayer, pilier du groupe, a particulièrement profité de la montée en puissance de ses cinq produits phares. Ils ont totalisé à eux seuls près de 600 millions de chiffre d'affaires, deux fois plus qu'un an auparavant. L'activité santé dans son ensemble, avec les produits sans ordonnance et les produits vétérinaires, est restée très robuste, avec un chiffre d'affaires en hausse de presque 3% à 4,6 milliards d'euros.

La division Bayer CropScience, qui fabrique pesticides et engrais, a elle bénéficié d'un «début de saison précoce en Europe ainsi que d'une forte activité en Amérique latine», a commenté le patron. Les ventes, de plus en plus significatives pour le groupe, ont grimpé de 5% à 2,9 milliards d'euros.

Lors de la présentation de ses résultats annuels fin février, Bayer avait dit prévoir en 2014 des acquisitions de «petite ou moyenne taille».

Mais depuis, une fièvre de fusions-acquisitions a gagné le secteur de la pharmacie et les grandes manoeuvres se sont multipliées.

Bayer aurait, comme le britannique Reckitt Benckiser, proposé environ 14 milliards de dollars pour mettre la main sur une activité de produits de consommation grand public de son concurrent américain Merck, selon des informations dont la presse allemande se faisait l'écho lundi.

Contacté dimanche par l'AFP, un porte-parole a refusé de commenter.

«Au vu de précédentes déclarations de Bayer sur son objectif de devenir numéro un dans le 'Consumer Health' (santé grand public, NDLR), nous ne serions pas surpris de voir l'entreprise rechercher une croissance non organique à la suite de l'annonce de la coentreprise Novartis/GSK dans ce domaine», estimait dans une note Mme Miemietz.

Ces considérations, ajoutées à la solidité des résultats au premier trimestre, valaient au titre Bayer un triomphe à la Bourse de Francfort. En tête des progressions de l'indice Dax, il bondissait de 4,57% à 100,15 euros ce matin.




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