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Coca-Cola, Facebook et Simple Plan

Les membres du groupe Simple Plan : Jeff... (PHOTO ARCHIVES LE DROIT)

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Les membres du groupe Simple Plan : Jeff Stinco, Sébastien Lefebvre, Pierre Bouvier, David Desrosiers et Chuck Comeau.

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Le jour n'est peut-être pas si loin où un album de Simple Plan sera présenté par Coca-Cola et où les nouvelles vedettes de la musique seront découvertes par Facebook plutôt que par les compagnies de disques.

Qui ose faire ces prédictions plutôt originales? Quelqu'un qui a assisté de (très) près à la transformation de l'industrie musicale depuis 15 ans: Chuck Comeau, le batteur du groupe Simple Plan.

«J'ai toujours cru qu'un jour, les grandes marques comme Coca-Cola allaient devenir des fournisseurs de musique, qu'elles allaient signer les artistes elles-mêmes. Ça va être une guerre de contenu, et ces grandes marques-là ont toujours besoin d'être cool, d'être on the edge. Quand on a commencé il y a 12 ans, c'était un crime de faire un placement de produit dans un vidéoclip. Aujourd'hui, c'est commun, c'est même bizarre de ne pas en avoir. Est-ce que ça peut aller plus loin? Je me suis toujours dit qu'on aurait un jour un album présenté par Coke», dit Charles-André Comeau («Chuck» Comeau pour les fans de Simple Plan), en entrevue avec La Presse Affaires.

Rester pertinent

Cet après-midi, le membre du groupe montréalais Simple Plan se produira - sans sa batterie - à la conférence C2-MTL, où il participera à une discussion sur l'industrie de la musique. «L'industrie de la musique, c'est un bel exemple de résilience, dit l'artiste de 33 ans. Quand il se produit des grands changements comme ce fut le cas au cours des dernières années, tu n'as pas le choix d'être créatif. Les gens de l'industrie se sont plaints durant plusieurs années, mais ils retroussent aujourd'hui leurs manches et trouvent de nouvelles idées pour rester pertinents. Malgré tout, la musique n'a jamais été aussi présente dans la vie des gens. La musique est plus que jamais une façon de se définir pour les jeunes.»

Chuck Comeau prévoit toutefois d'autres chambardements dans son industrie. «Est-ce que Facebook pourrait signer des bands et faire découvrir leur musique aux milliards de gens sur leur site? Pourquoi pas! Toutes ces grandes marques ont besoin de musique, de films, de séries télé, de contenu pour diffuser dans leurs canaux de distribution qui sont extrêmement puissants et qui perdent de leur raison d'être s'ils n'ont pas de contenu à distribuer.»

Qui de mieux placé que Chuck Comeau pour analyser les bouleversements subis par l'industrie de la musique? Depuis 1999, Simple Plan est passé d'un groupe de pop punk inconnu au statut de vedette internationale avec plus de 7,5 millions d'albums vendus. Et Chuck Comeau a été aux premières loges au cours de cette ascension - comme batteur et parolier, mais aussi en raison de son intérêt pour la gestion et les affaires.

«Alors que d'autres trouvent que le côté marketing et gestion est un fardeau, j'ai toujours trouvé ça super intéressant. Il n'y a personne qui va se préoccuper autant de ta carrière que toi-même», dit celui qui se verrait un jour devenir agent d'artistes en plus de sa carrière avec Simple Plan.

Un plan simple

Comme l'indique le nom de leur groupe, Chuck Comeau et ses quatre complices ont toujours eu un plan relativement simple pour assurer leur succès: rester fidèles à leur identité. «Il faut savoir dire non. Tu peux te faire offrir des bons montants, mais si ça ne fonctionne pas avec notre marque et avec qui on est, ce n'est pas cool pour nos fans. Il faut bien définir ce qu'est Simple Plan, ne pas sortir de ce modèle-là, et en même temps apprendre à se réinventer et faire de nouvelles choses», dit celui qui a fait une session de droit à l'Université McGill aux débuts de Simple Plan.

Chuck Comeau n'a pas fini de réfléchir aux changements dans l'industrie de la musique, qui voit - encore une fois - son modèle d'affaires remis en question avec les services d'écoute en ligne comme Spotify et Rdio. «Je trouve ça cool [l'écoute en ligne avec Spotify et Rdio], dit-il. Je ne sais pas si ça va devenir la norme un peu comme Netflix avec la télé et le cinéma, mais c'est très intéressant.»




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