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Keystone XL: Doer accuse une agence américaine d'être malhonnête

L'ambassadeur du Canada aux États-Unis, Gary Doe.... (Photo Justin Tang, Archives La Presse canadienne)

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L'ambassadeur du Canada aux États-Unis, Gary Doe.

Photo Justin Tang, Archives La Presse canadienne

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne
WASHINGTON

L'ambassadeur du Canada aux États-Unis, Gary Doer, accuse l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA) d'être malhonnête dans ses interventions concernant le projet d'oléoduc Keystone XL.

Dans une note diplomatique ferme transmise au secrétaire d'État John Kerry, mercredi, l'ambassadeur du Canada aux États-Unis, Gary Doer, accuse l'agence d'utiliser des données dépassées, des scénarios pessimistes et des comparaisons erronées dans ses mémoires sur le projet.

Au début de la note, M. Doer fait remarquer que l'EPA a calculé les émissions de gaz à effet de serre à partir d'une étude rédigée en 2005, deux ans avant l'apparition de l'iPhone. Il ajoute qu'à l'instar des téléphones intelligents, les techniques d'exploitation des sables bitumineux se sont améliorées au fil du temps.

L'ambassadeur soutient aussi que l'EPA a privilégié le scénario le plus pessimiste parmi les quatre étudiés par le département d'État. L'agence a assumé que l'oléoduc serait utilisé au maximum de ses capacités pendant plus de 50 ans et qu'il ne transporterait que du pétrole canadien issu des sables bitumineux plutôt que du brut saoudien moins polluant.

Or, affirme M. Doer, l'infrastructure transportera vers les raffineries du golfe du Mexique une solution de rechange au pétrole brut plus lourd venant du Mexique et du Venezuela, dont le niveau d'émissions est comparable au pétrole canadien.

Il déplore que l'EPA ait «choisi par commodité» de ne pas examiner les données montrant une hausse de l'exportation de pétrole par voies ferroviaires en raison de l'absence de l'oléoduc et ait «choisi d'ignorer le Canada, un allié» qui doit atteindre des cibles de réduction, contrairement aux autres pays fournisseurs de pétrole des États-Unis.

TransCanada (T.TRP), l'entreprise derrière le projet de 8 milliards $, s'est également plainte auprès du département d'État des interventions de l'EPA dans ce dossier, affirmant que son évaluation est erronée. Dans une lettre, le chef de la direction de l'entreprise, Russ Girling, s'inscrit en faux devant une affirmation de l'EPA voulant qu'en raison de la chute du prix du pétrole, les sociétés pétrolières doivent augmenter l'exploitation du pétrole provenant des sables bitumineux, ce qui, en conséquence, augmentera les émissions de gaz à effet de serre.

Le département d'État prendra la décision finale sur l'avenir du projet Keystone.




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