Le gendarme américain de la Bourse a accusé lundi Elon Musk, le fondateur de Tesla, de ne pas avoir respecté un accord avec la justice, selon un document déposé auprès d'un tribunal de New York.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon la SEC, un tweet d'Elon Musk sur les niveaux de production du constructeur de voitures électriques pour l'année 2019 viole un accord conclu mi-octobre 2018 entre Tesla et la SEC et entériné par un tribunal new-yorkais.

M. Musk avait affirmé dans un tweet l'été dernier que la compagnie allait sortir de la cote et qu'elle avait les financements appropriés pour ce faire. Le tweet s'était avéré sans fondement mais il avait fait perdre beaucoup d'argent aux investisseurs qui avaient parié contre l'entreprise.  

La SEC avait lancé des poursuites et M. Musk s'était vu forcé d'abandonner son poste de président du conseil d'adminisration de Tesla. Il s'était aussi vu infliger une amende de 20 millions de dollars, tout comme Tesla.

Par ailleurs, les tweets du fantasque patron devaient être passés en revue avant d'être publiés.

Or, selon la SEC, « le 19 février 2019 M. Musk a tweeté "Tesla a produit zéro voiture en 2011 mais en produira environ 500 000 en 2019". M. Musk n'a ni cherché ni obtenu d'approbation pour la publication de ce tweet qui était inexact et a été diffusé auprès de plus de 24 millions de personnes ».

« Par conséquent M. Musk a violé le jugement final en faisant très exactement ce que les termes du jugement devaient empêcher », affirme encore le gendarme de la Bourse.

Quatre heures après le tweet que lui reproche le gendarme de la Bourse, M. Musk avait tenté de rectifier le tir : « voulais dire que le taux de production annualisé à la fin de 2019 serait probablement d'environ 500 000 (unités), c'est-à-dire 10 000 voitures par semaine. Les livraisons pour cette année demeurent attendues à environ 400 000 » unités, avait-il précisé comme l'indiquait l'entreprise dans ses prévisions officielles.

L'action de Tesla reculait de plus de 4,5 % après la clôture de la bourse lundi.