Vous avez été nombreux à nous écrire en réaction à l’entrevue que nous a accordée le ministre de l’Agriculture André Lamontagne jeudi matin. Voici un aperçu du courrier reçu.

Publié le 20 mai

Autonomie alimentaire et Hydro-Québec

Je trouve que de favoriser l’achat local est important pour de multiples raisons : diminuer le transport et diminuer notre empreinte écologique, encourager l’économie locale au lieu d’encourager des géants, développer l’autonomie alimentaire avec de nouvelles technologies de culture en serre, fermes bios de proximité. Hydro-Québec devrait permettre des coûts inférieurs à de telles entreprises. Nous sommes capables d’accomplir de grandes choses au Québec. Quand j’achète, ma devise est « Québec en premier, Canada en deuxième et ailleurs ensuite », si je ne peux vraiment pas m’en passer.

Marie-France Brais

Pas de loyauté envers quiconque

Je crois que l’essoufflement pour l’achat de produits locaux est dû principalement au fait que le consommateur commence à se sentir floué par l’augmentation des prix. Il est difficile d’argumenter que ce sont les coûts du transport, car après tout, les asperges ne viennent pas du Mexique ou de la Floride, mais bien de la ferme d’à côté et les prix sont les mêmes, sinon plus élevés… Aujourd’hui je ne cherche que les aubaines et j’attendrai la semaine prochaine ou la suivante, aux aguets, pour acheter au meilleur prix. Je ne ressens pas de loyauté pour quiconque s’enrichit sur mon dos !

Jean-Guy Desgagné

Plaidoyer pour la culture bio

Nous achetons beaucoup local ET bio. J’aime savoir que ce que je mange n’a pas parcouru des milliers de kilomètres pour arriver jusqu’à moi et a été produit avec respect pour la nature et sans produits chimiques. Achetons mieux, gaspillons moins, encourageons nos petits producteurs qui livrent souvent un dur combat contre la domination de multinationales pour qui la qualité du produit n’est souvent pas une préoccupation essentielle.

Johanne Savard

Le prix dicte l’achat

Je n’achète pas souvent des produits locaux, car ils sont plus chers que les produits d’importation.

Denyse Plante

J’achète les produits les moins chers, d’où qu’ils viennent. Je n’ai pas le choix !

Aline Rochon Valiquette

Achetons peu, achetons mieux !

Malgré la hausse des prix des aliments, je préfère acheter les produits locaux. Principalement pour les fruits et légumes, ceux-ci sont parfois un peu plus coûteux que les importations, mais souvent plus savoureux. Alors, j’achète un peu moins, mais de meilleure qualité.

Claire Maillette

Plusieurs bénéfices

L’équation achat local et réduction de notre consommation en pétrole comme société est évidente dans notre lutte contre l’inflation, sans compter les autres bénéfices, comme la réduction des gaz à effet de serre, la création d’emplois, la multiplication des initiatives d’agriculture urbaine, etc.

Bernard Packwood

Ça prend des sous pour faire des piastres

Si une tomate québécoise vaut 50 cents de plus qu’une tomate canadienne, désolée, mais le choix est facile, car ça s’accumule vite. Comme mon père disait, ça prend des sous pour faire des piastres. Mon portefeuille est attaqué de toutes parts. Les taxes, surtout celles sur l’essence, ont un impact sur tous nos achats qui m’appauvrit comme jamais auparavant. Je vais voir à mon portefeuille avant de privilégier l’achat au Québec.

Johanne Plourde

Contrer la dépendance

La hausse des prix va m’amener à faire des choix sur certains aliments que je vais acheter en rabais, mais n’influencera pas mon principe d’acheter local. Depuis le début de la pandémie, je suis constamment à la recherche d’aliments produits chez nous. Les évènements des dernières années tels que la pandémie et la guerre en Ukraine nous ont clairement démontré notre dépendance aux autres pays et je suis plus que jamais consciente de l’importance de l’autonomie alimentaire et j’encourage ça au plus haut point. Je trouve même à mon sens qu’il n’y en a pas assez.

Mylène Simard, Rimouski

Relisez l’article « Achat local et autonomie alimentaire : l’intérêt ne s’essouffle pas »