(New York) Le régulateur du secteur aérien aux États-Unis, la FAA, pourrait lever l’interdiction de vol frappant le Boeing 737 MAX « avant la moitié de l’année », a déclaré vendredi à l’AFP une source réglementaire sous le couvert de l’anonymat.

Agence France-Presse

Steve Dickson, le chef de l’agence fédérale de l’aviation, la FAA, l’a fait savoir aux dirigeants de compagnies aériennes lors d’une rencontre dans la journée, a dit cette source.

« L’agence apprécie les efforts faits lors des dernières semaines par Boeing », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la FAA par courriel.

Il s’est contenté de confirmer que M. Dickson avait parlé vendredi aux dirigeants de compagnies aériennes américaines exploitant le MAX mais s’est refusé à commenter l’information sur la date d’approbation de l’avion par la FAA.

Contacté par l’AFP, American Airlines a confirmé qu’il y avait bien eu une discussion avec la FAA mais n’a pas souhaité parler de sa teneur.

United Airlines et Southwest, les deux autres clientes du MAX, n’ont pas répondu dans l’immédiat.

À Wall Street, l’action du constructeur aéronautique remontait dans le vert, gagnant 1,92 % une quarantaine de minutes avant la clôture, après avoir évolué dans le rouge une grande partie de la séance.

Si le calendrier de la FAA se précise, ce serait en effet une bonne nouvelle pour Boeing, qui avait pour sa part fait savoir en début de semaine qu’il n’attendait pas une remise en service du MAX avant juin.

Le 737 MAX est cloué au sol depuis le 13 mars 2019 après deux accidents ayant fait 346 morts. Le système anti-décrochage MCAS a été mis en cause et Boeing travaille actuellement sur un correctif.

Le géant de Seattle (nord-ouest) a suspendu les livraisons et la production et remplacé son directeur général.

David Calhoun, le nouveau patron, a pris les rênes le 13 janvier et a promis un changement de culture interne pour restaurer la réputation de l’entreprise ternie par cette crise dont la facture dépasse déjà 9 milliards de dollars.