Il y a quelques mois, Claxatech devenait le distributeur exclusif au Canada d’un robot permettant de désinfecter en quelques minutes les espaces de bureaux, cliniques et autres lobbys d’hôtels. L’ASEPT-UV et ses rayons ultra-violets permettent d’enrayer virus, micro-organismes, bactéries et champignons dans le lieu où il se promène. Compact, le robot peut manœuvrer dans l’obscurité, sans risque de percuter des objets grâce à des capteurs.

Isabelle Massé Isabelle Massé
La Presse

« Il est vendu déjà depuis quelque temps en Europe et en Asie où des centres d’achats, cabinets de médecins, aéroports et résidences pour personnes âgées l’utilisent », explique Xavier Azoulay, président de Claxatech.

Ici, c’est Groupe Qualinet qui, le premier, a mis la main sur ce robot (sur six robots, en fait), fabriqué et assemblé en Chine, dont le prix de détail est de 55 000 $. Motivé par le nombre très élevé de demandes de décontamination et désinfection depuis mars, Qualinet s’est mis à la recherche d’une technologie qui pourrait répondre à des demandes particulières et répétées en temps de COVID. « Notre comité de sélection a choisi une technologie UV-C utilisée depuis 40 ans, dont dans les blocs opératoires et qui peut désinfecter l’air, l’eau et les surfaces », raconte Roger Vigneault, directeur des opérations, réseau, de Groupe Qualinet.

Claxatech et Qualinet vendent ce produit, pour la première, et le service à des clients, pour la deuxième, à l’heure où bien des directions planifient un retour de leurs employés en milieu de travail. « On sent une certaine nervosité, dit Roger Vigneault. On est d’ailleurs beaucoup dans le réconfort auprès de notre clientèle. On vit dans l’inconnu. Les protocoles ont tellement changé ces derniers mois. »

De son côté, Claxatech, qui a fait plusieurs présentations et appels depuis mars, pensait au départ séduire les hôteliers avec cette technologie.

Mais il y a une variable que je n’avais pas prise en compte : les hôtels n’ont pas d’argent présentement. L’approche de Qualinet, soit de vendre un service, est la plus logique finalement. J’ai quand même bon espoir que beaucoup d’entreprises vont nous appeler.

Xavier Azoulay, président de Claxatech

Les conclusions d’un récent sondage de KPMG lui donneront peut-être raison : la moitié des employés craignent de retourner au bureau. « Les gens ont besoin d’être rassurés, dit Xavier Azoulay, qui distribue aussi un appareil permettant de prendre la température des gens à distance (TEMP-ID), avec distributeur de désinfectant à mains intégré. Des commissions scolaires l’ont acheté ».