L’entreprise d’entretien ménager GDI est dans l’embarras après l’inscription de trois de ses composantes d’affaires au Registre des entreprises non admissibles aux contrats publics (RENA), qui est géré par l’Autorité des marchés publics (AMP). L’entreprise conteste les inscriptions et affirme qu’il y a erreur.

Martin Vallières Martin Vallières
La Presse

Une telle inscription au RENA, si elle devait être maintenue, constitue de facto un bannissement de contracter avec les services publics au Québec pendant une période de cinq ans, donc jusqu’en novembre 2024.

Parmi ces entreprises inscrites au RENA, on remarque « GDI Services aux immeubles » et « Service d’entretien Distinction ». Leur inscription au RENA découle d’infractions qui ont été commises auprès de Revenu Québec et qui concernent la production d’une « fausse déclaration » et « d’attestation qui contient des renseignements faux ou inexacts ».

Appelé à commenter cette situation, le président et chef de la direction de GDI, Claude Bigras, a indiqué à La Presse par téléphone depuis l’Europe qu’il s’agit « d’inscriptions qui malheureusement ont été faites par erreur. Les trois compagnies qui sont listées sont inopérantes, ont été dissoutes et même radiées d’office depuis plusieurs années ».

Selon M. Bigras, ces « inscriptions par erreur » découleraient d’un « problème à l’interne entre l’AMP et Revenu Québec qui devrait se corriger d’ici mercredi. Nos avocats travaillent avec l’AMP afin de corriger la situation ».

Entre-temps, a insisté M. Bigras, « toutes nos entreprises [du groupe GDI] sont en droit de transiger dans les marchés publics au Québec ».

Pas de commentaires de l’AMP

L’Autorité des marchés publics a refusé de commenter le dossier, précisant seulement que les informations inscrites au RENA provenaient de Revenu Québec.

Chez Revenu Québec, on n’était pas en mesure, en fin de journée mardi, de valider cette allégation de « problème à l’interne » faite par le président de GDI.

N’empêche, GDI a fait parvenir à ses clients, en fin de journée, un « communiqué » dans lequel l’entreprise affirme que « toutes ces entités [inscrites au RENA] sont inopérantes, n’ont aucune activité et n’existent plus. Pour ces raisons, nous croyons que ces entités ne devraient pas être inscrites sur ce registre compte tenu qu’ils sont tous déjà radiés d’office aux registres des entreprises ».

Par ailleurs, GDI affirme à ses clients que ses deux principales entités d’affaires au Québec, GDI Services (Québec) S.E.C et GDI Services Techniques S.E.C., qui chapeautent les entreprises telles que Distinction, Empire, Empro et AMB Analyse, sont « dûment enregistrées » au Registre des entreprises autorisées (REA), qui relève aussi de l’Autorité des marchés publics.

Par conséquent, signe Jocelyn Trottier, président de GDI Services (Québec), l’inscription d’ex-entreprises du groupe GDI au RENA « n’a aucun impact sur les contrats qui sont présentement en cours entre votre organisation et l’une ou l’autre de ces entités inscrites au REA ».