(Montréal) Hydro-Québec a vu son bénéfice net dégringoler d’environ 34 % au troisième trimestre, alors que la faiblesse des prix obtenus sur les marchés d’exportation et la demande intérieure ont pesé sur ses résultats.

Julien Arsenault
La Presse canadienne

La société d’État a dévoilé vendredi des profits de 205 millions pour la période de trois mois terminée le 30 septembre, tandis que ses revenus ont été de 2,77 milliards, en recul d’environ 4,5 % par rapport à l’an dernier.

Si les volumes se sont maintenus à 10,1 térawattheures (TWh) sur les marchés hors Québec, la faiblesse des prix a eu une incidence négative de 50 millions sur le bénéfice net. Dans la province, la demande a été « plus forte que prévu, mais moindre » qu’à la même période l’an dernier, ce qui s’est traduit par une incidence négative estimée à 30 millions.

Au terme des neuf premiers mois de l’exercice, les profits d’Hydro-Québec se sont établis à 2,24 milliards, par rapport à 2,58 milliards il y a un an, lorsque la société d’État avait comptabilisé un gain non récurrent de 277 millions lié à une participation majoritaire dans sa filiale TM4.

De leur côté, les revenus ont totalisé 10,34 milliards pour les trois premiers trimestres, en recul de 3,36 %.

Malgré tout, le chef de la direction financière et du risque d’Hydro-Québec, Jean-Hugues Lafleur, a estimé, dans un communiqué, que la société d’État avait « tout lieu de croire » qu’elle sera en mesure d’atteindre son objectif en ce qui a trait au bénéfice net annuel, qui a été fixé à 2,7 milliards.