(Québec) Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, rappelle que Québec a « plusieurs discussions » avec des investisseurs qui présentent des solutions « 100 % québécoises » à la vente d’Air Transat, alors que La Presse révélait jeudi que le plus gros actionnaire de Transat et d’Air Canada s’oppose à la proposition préliminaire de ce dernier pour l’achat du voyagiste montréalais.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

« Pendant que les négociations [se poursuivent] entre Air Canada et [Air Transat], […] d’autres groupes [s’intéressent à la situation]. Nous sommes prêts à aider toutes entreprises qui auraient une solution 100 % québécoise pour Air Transat. On a plusieurs discussions, certaines ne sont pas très avancées, d’autres plus avancées, mais il y a un intérêt assez important qui est soulevé », a dit M. Fitzgibbon.  

Jeudi, La Presse révélait que Peter Letko et Daniel Brosseau, qui dirigent une firme de gestion d’actifs qui détient 20 % dans Transat et 10 % dans Air Canada, s’opposent à la proposition d’Air Canada, qui soumet d’acquérir Air Transat sur la base d’un prix de 13 $ par action.  

Selon eux, ce prix est inférieur à la valeur réelle de Transat et ils seraient surpris « qu’un actionnaire sérieux et intelligent puisse dire oui au prix évoqué ». Transat a pour l’instant conclu une période d’exclusivité de négociations de 30 jours pour être vendue à Air Canada, mais toute entente finale devra être soumise aux actionnaires importants.  

« C’est une transaction entre deux entreprises privées. Il y a des actionnaires qui devront décider s’ils acceptent ou non. Moi, ce qui m’intéresse, c’est que le siège social reste au Québec et qu’on garde le maximum d’emplois », a pour sa part commenté jeudi le premier ministre François Legault.  

- Avec Martin Croteau