Les États-Unis, la Chine et les pays émergents sont les régions privilégiées par les spécialistes quand vient le temps de répartir leurs portefeuilles. Et aussi le Canada, bien sûr, qui profitera de la reprise grâce aux secteurs de l'énergie et des ressources.

Jean Gagnon, collaboration spéciale
Jean Gagnon, collaboration spéciale LA PRESSE

Les entreprises américaines continuent de tirer largement profit de la politique monétaire extrêmement accommodante de la Réserve fédérale et de la faiblesse du dollar américain, explique Viet Buu, président de CTI Capital Valeurs mobilières.

«Les profits réalisés en devises étrangères par les filiales des multinationales s'en trouvent augmentés une fois rapatriés en dollars américains dévalués», dit-il.

Le fonds négociés en Bourse SPY reproduit la performance de l'indice S&P 500, et s'avère le meilleur véhicule pour détenir une participation à l'ensemble de la Bourse américaine.

Toutefois, il s'agit d'un investissement en dollars américains qui pourrait s'avérer moins intéressant pour les canadiens si la devise américaine continuait de baisser.

Vous pouvez éviter ce risque en achetant plutôt le fonds XSP à la Bourse de Toronto qui copiera lui aussi l'indice américain mais qui vous protégera des fluctuations de la monnaie, c'est-à-dire que vous recevrez exactement ce qui l'indice gagnera ou perdra.

Quant au Canada, le fonds XIU, qui est le plus gros fonds négocié en Bourse canadien réplique l'indice S&P/TSX 60, qui inclut toutes les plus grandes sociétés canadiennes.

Les pays émergents

La Chine profite d'une devise fixée au dollar américain, car la faiblesse du billet vert protège son avantage concurrentiel.

Le fonds négocié en Bourse FXI est un bon instrument pour investir sur le marché chinois, selon Viet Buu. Toutefois, il se négocie à la Bourse américaine et ne protège pas l'investisseur canadien contre les fluctuations du dollar américain.

Les pays émergents seront attrayants pour fin d'investissement cette année, car la relance économique est déjà bien en place.

Encore là, des fonds négociés à la Bourse américaine permettent aux individus de capter la croissance des marchés boursiers de ces régions. Les experts suggèrent principalement le fonds EEM qui réplique l'indice MSCI de l'ensemble des pays émergents.

Mais l'investisseur qui veut être un peu plus pointu peut également cibler les pays regroupés sous le vocable BRIC, c'est-à-dire le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, grâce au fonds EEB.

Pour un investissement spécifiquement en Inde, Stephen Gauthier, stratège et gestionnaire de portefeuilles principal chez Demers Valeurs mobilières, suggère le fonds India Fund (IFN).

Il ne s'agit pas d'un fonds indiciel, mais plutôt un fonds qui fait l'objet d'une gestion active.

Il se négocie à la Bourse américaine. Contrairement à la majorité des fonds négociés en Bourse, le nombre de parts en circulation ne varie pas, donc le fonds peut se négocier parfois à prime ou à escompte de la valeur au marché de ses actifs.

«De plus, il faut être bien conscient qu'il s'agit d'un placement sur un marché émergent et que la volatilité est très élevée», dit M. Gauthier.