(Drummondville) Les autobus du service de transport en commun de Drummondville ne roulent plus depuis déjà deux jours et les citoyens ne semblent pas prêts de pouvoir remonter à bord alors que l’employeur Multi-Transport Drummond a mis ses chauffeurs en lock-out, vendredi matin.

La Presse canadienne

Selon le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Multi-Transport, Gilbert Bondu, les 25 chauffeurs sont sans contrat de travail depuis 2016. La présente négociation porte donc sur une convention collective de cinq ans, qui doit couvrir les trois dernières années rétroactivement en plus des deux années à venir.

Toujours d’après M. Bondu, les négociations semblaient aller bon train puisque la portion normative aurait été réglée et que les deux parties ne seraient plus qu’à un dollar de l’heure d’une entente. Malgré cette apparente proximité des positions, il se pourrait bien que le service de transport soit paralysé pour plusieurs jours alors que patrons et syndiqués jouent au chat à la souris.

Jeudi, le syndicat affilié à la CSN a exercé une journée de grève en guise de moyen de pression. Puis, vendredi, c’est l’employeur qui a décrété un lock-out, ce qui a poussé les chauffeurs à se munir d’un nouveau mandat de grève.

« Le directeur est sorti et a dit aux employés que l’on était en lock-out. On s’est viré de bord, on a fait une assemblée générale et on est allé chercher un mandat de grève générale illimitée à l’unanimité », a expliqué le président du syndicat en entrevue téléphonique.

Ce qui veut dire que même si l’employeur décidait de mettre fin à son lock-out, rien n’assure que les chauffeurs vont reprendre le volant.

« Ça se peut qu’on reste dehors jusqu’à ce que les négociations reprennent. On va attendre la suite des choses », a commenté M. Bondu qui n’a reçu aucune indication de la partie patronale quant à la durée prévue de son lock-out.

Trois ans de gel salarial

Selon M. Bondu, la dernière proposition salariale de l’employeur s’élevait à 19 $ de l’heure pour l’année 2019. Celui-ci dénonce toutefois le fait que les salaires des travailleurs sont gelés depuis trois ans.

« La convention est échue depuis 2016. En 2017, ils ont imposé un gel salarial. En 2018, on n’a pas eu d’augmentation et en 2019 non plus », résume-t-il en ajoutant que Multi-Transport Drummond réclame aussi un gel salarial pour l’année 2022 dans le prochain contrat de travail.

La Presse canadienne a tenté, sans succès, de rejoindre la direction de Multi-Transport Drummond.