Le ministre Christian Paradis ne regrette pas les propos qu'il a tenu à l'endroit de Beryl Wajsman, malgré la mise en demeure qui a été envoyée au Parti conservateur, hier, par M. Wajsman.

Mis à jour le 27 févr. 2009
Violaine Ballivy LA PRESSE

Beryl Wajsman, ancien organisateur du PLC, exige des excuses de M. Paradis à la suite de la diffusion d'un communiqué de presse, mercredi, dans lequel le ministre Paradis suggère au chef libéral, Michael Ignatieff, de «s'opposer au retour de Wajsman». «Le Parti libéral n'a définitivement rien appris du scandale des commandites vivement dénoncées par la commission Gomery, affirme M. Paradis. Il accueille à bras ouverts dans son équipe de proches conseillers un des acteurs-clés du scandale des commandites.»

Interrogé par La Presse, le ministre Paradis a indiqué ce matin qu'il ne s'excuserait pas au près de Beryl Wajsman. « J'ai dit ce que j'avais à dire, a-t-il affirmé. et le rapport Gomery parle de lui-même.»

Beryl Wajsman et l'une des 10 personnes écartées du Parti libéral du Canada à la suite du scandale des commandites en 2005.

M. Wajsman a retenu les services de l'avocat Julius Grey pour le défendre dans cette affaire.