Alors qu'il entraînait des équipes féminines de basketball dans des écoles secondaires, Gabriel Méus-Leclerc s'est livré à des actes sexuels avec cinq élèves, entre 1993 et 2005.

Christiane Desjardins LA PRESSE

L'homme de 36 ans a plaidé coupable à des accusations d'exploitation sexuelle, hier, au palais de justice de Montréal.

Les faits sont survenus alors que M. Méus-Leclerc enseignait au collège Regina Assumpta, un établissement privé situé dans Ahuntsic, et à l'école secondaire d'Anjou. Les crimes ont été commis en trois périodes distinctes: de 1993 à 1995, de 2000 à 2001 et de 2004 à 2005. Quatre des victimes avaient de 14 à 15 ans, et une autre avait de 16 à 17 ans. Dans certains cas, il s'agit d'attouchements et de contacts sexuels, et il y a eu relations complètes avec deux des victimes, a expliqué la procureure de la Couronne, Me Louise Blais.

 

On a découvert le pot aux roses à l'automne 2005, avec les premières allégations à propos de l'entraîneur. Au terme d'une enquête interne, le directeur du collège avait porté plainte à la police.

M. Méus-Leclerc avait été formellement accusé à l'été 2006 pour des gestes commis à l'égard de deux élèves de l'école Regina Assumpta. Ces premières dénonciations ont incité d'autres victimes à sortir de l'ombre, si bien que l'entraîneur s'est retrouvé avec trois dossiers distincts en Cour du Québec. Hier, il a plaidé coupable dans les trois dossiers. Il doit revenir devant le tribunal le 9 septembre pour les observations sur la peine à lui infliger. D'ici là, un rapport sera dressé à son sujet dans le but d'éclairer le tribunal, présidé par le juge Gilles Cadieux.

Les accusations avaient créé une certaine commotion dans le milieu du basketball, où M. Méus-Leclerc était actif et bien connu. En 2004, Basketball Québec lui avait décerné le titre d'entraîneur de l'année. L'année suivante, il avait reçu le prix du meilleur entraîneur régional provincial, lors du Gala Méritas de la Commission sportive de l'est de l'île de Montréal.