Après deux jours de réflexion, Québec ferme finalement catégoriquement la porte à ce que le 29 janvier - journée de commémoration de la tuerie à la mosquée de Québec, en 2017 - soit déclaré journée nationale contre l'islamophobie.

Mis à jour le 31 janv. 2019
Hugo Pilon-Larose LA PRESSE

«Je ne pense pas qu'il y ait de l'islamophobie au Québec, je ne vois donc pas pourquoi il y aura une journée [qui y soit] consacrée», a tranché d'un ton sans appel le premier ministre François Legault, jeudi.  

«Geneviève [Guilbault] a été prudente en disant qu'on allait regarder ça. On l'a regardé, y'en aura pas. C'est clair», a-t-il aussi affirmé.

Mardi, lors d'une réunion du conseil des ministres à Gatineau, la ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, avait pourtant ouvert la porte à l'instauration d'une telle journée.  

«C'est une discussion qu'on peut avoir», avait-elle brièvement dit, avant d'ajouter qu'elle était récemment présente à «un événement organisé par Louis Garneau pour avoir une journée nationale contre les textos au volant. Je trouve que c'est dans le même esprit d'essayer d'instituer cette pensée-là, cette mémoire-là.»

Le maire de Toronto a pour sa part déclaré cette semaine que le 29 janvier sera désormais désigné dans sa ville comme un «Jour de mémoire et d'action contre l'islamophobie» pour souligner la tuerie qui a frappé la mosquée de Québec en 2017.