Un inspecteur de la Ville de Laval procèdera mardi après-midi à des vérifications pour savoir si les affiches préélectorales d'un regroupement de syndicats contre la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti libéral du Québec (PLQ) contreviennent à la réglementation municipale.

Kathleen Lévesque LA PRESSE

«Si les affiches ne sont pas conformes, un constat sera émis et un avis sera envoyé à l'instigateur pour qu'il les enlève. Et s'il ne le fait pas, la Ville va les décrocher aux frais de l'instigateur», explique Sarah Bensadoun du service des communications de Laval.

Le règlement L-5147 stipule qu'il ne peut y avoir d'affichage sur les rues, les places publiques, les poteaux et les arbres du domaine public. Quant aux pancartes politiques, elles peuvent être installées lors des campagnes électorales. La période électorale débutera officiellement le 30 août prochain.

Depuis hier, la coalition syndicale qui regroupe le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le Syndicat des métallos, le Syndicat canadien des employées et employés professionnels et de bureau (SEPB), l'Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs de l'Aérospatiale (AIMTA), l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) et le Syndicat québécois des employées et employés de services (SQEES) a ciblé trois nouveaux comtés dont celui de Laval-des-Rapides. Le message est clairement exposé, soit que la CAQ et les libéraux, c'est «du pareil au même».

La circonscription de Laval-des-Rapides est qualifiée de baromètre parce que les citoyens y élisent toujours un député issu du parti formant le gouvernement. À l'heure actuelle, c'est le libéral Saul Polo qui représente Laval-des-Rapides à l'Assemblée nationale. Avant lui, c'était le péquiste Léo Bureau-Blouin et sous le règne de Jean Charest, c'est Alain Paquin du PLQ qui y était député.

La campagne syndicale en vue des élections provinciales de cet automne, a débuté la semaine dernière à Québec. La Ville a retiré les affiches qui avaient été installées dans la circonscription de Taschereau. Cela s'est fait aux frais des contrevenants qui n'avaient pas obtenu l'autorisation préalable.

Selon la coalition syndicale, il s'agit du droit constitutionnel à la liberté d'expression. Depuis hier, des affiches sont également apparues à Montréal (comté de Laurier-Dorion) et à Blainville.