Les syndicats qui ont tapissé mardi la Vieille Capitale de centaines de pancartes contre le PLQ et la CAQ devront les retirer au plus vite, prévient la Ville de Québec, sans quoi ils risquent de devoir payer de grosses amendes.

Gabriel Béland LA PRESSE

La municipalité a fait savoir hier que ces pancartes contrevenaient à son règlement d'urbanisme, « qui interdit l'affichage de nature politique ou partisane hors période électorale ». Or la période électorale va s'échelonner du 30 août au 1er octobre prochains.

Les syndicats risquent une amende de 2000 $ par jour par pancarte s'ils n'obtempèrent pas, a expliqué le porte-parole de la Ville de Québec, David O'Brien. Il y aurait des centaines de ces pancartes à Québec, sur lesquelles on peut lire « Libécaquiste, Caquibéral ».

« Nous avons appris que la Ville de Québec a émis un communiqué invoquant une réglementation municipale en lien avec la pose de nos affiches électorales. Lorsque nous serons officiellement contactés, nous informerons la Ville de la position des membres de la coalition quant aux questions juridiques touchant l'affichage électoral et les droits en cause », a répliqué le président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Denis Bolduc, dans un courriel.

UNE VOLONTÉ DE DÉNONCER

Le président du SCFP, qui a organisé cet affichage avec d'autres syndicats, n'a pas voulu accorder d'entrevue hier. Ces pancartes seront également illégales durant les élections, selon les critères de la Loi électorale, puisqu'elles ne sont autorisées par aucun parti.

La coalition de syndicats dit avoir affiché « des milliers de pancartes » dans quatre circonscriptions situées à Québec, Saint-Jérôme, Roberval et Montréal.

Elles visent à dénoncer la CAQ et le PLQ, deux partis, selon elle, interchangeables. « On ne compte plus les candidats qui sont passés de la CAQ aux libéraux et inversement. Quel changement promettons-nous ? Cette campagne ne dit pas pour qui voter, mais bien pour qui ne pas voter », explique la coalition de syndicats.